Marc Coudron va vivre son dernier championnat d'Europe comme président de l'ARBH

Quatorze ans déjà qu'il est président de l'ARBH. Ancien recordman des sélections nationales (358), Marc Coudron achèvera de toute façon son quatrième et dernier mandat en 2021. C'est dire qu'il assistera dès ce vendredi à son dernier championnat d'Europe en tant que président. Un championnat qu'il a insisté pour organiser en Belgique.

Marc Coudron va vivre son dernier championnat d'Europe comme président de l'ARBH
©BELGA
Marc Coudron, nous voici à la veille d'un championnat d'Europe très attendu.  Les espoirs sont grands !

A notre niveau, en tout cas, on a fait tout ce qu'on pouvait.  Sportizon et les sponsors de l'épreuve ont fait du très bon boulot.  Place maintenant aux joueurs, car tout commence avec eux.  Le succès d'une entreprise comme celle-ci tient à la fois à l'organisation de l'événement, qui doit être impeccable, et les résultats des deux équipes belges, car l'un ne va pas sans l'autre.

Après avoir dû attendre 43 ans pour organiser un championnat d'Europe entre 1970 et 2019, il n'a fallu que six ans cette fois pour que l'épreuve revienne en Belgique.  C'est un signe que la Belgique fait désormais partie des grandes nations du hockey ?

Je pense que oui.  Pas seulement par les bons résultats sportifs, mais par nos qualités d'organisation.  Chaque fois que nous avons organisé un événement, ce fut une belle réussite.  Oh bien sûr, tout n'a pas été parfait du premier coup, et nous avons parfois eu droit à des commentaires, mais on les a à chaque fois utilisés pour s'améliorer, que ce soit à Bruxelles ou à Anvers.  Au niveau organisationnel, notre savoir-faire commence à être reconnu.  Il faut dire qu'il n'y a pas tellement de choix : les Hollandais, les Anglais et les Belges peuvent le faire.  En Allemagne, c'est moins clair car le public ne suit pas.  On a joué à Krefeld en Pro League devant des banquettes vides où il n'y avait pas 300 spectateurs.  Et en 2011 à Mönchengladbach, si les Belges n'avaient pas été là, on aurait entendu une mouche voler dans le stade.  On va encore montrer cette fois-ci que le public belge est friand de hockey et en faire une grande fête.

L'organisation n'est plus confiée à un club, mais à une société privée.  Signe des temps ?

Organiser un tournoi de hockey devient chaque année plus délicat.  Au niveau du play-off belge aussi, cela devient limite.  Tous les clubs n'ont pas une armée de volontaires à leur disposition pour bosser pendant des jours.  Peu de clubs ont véritablement la culture du bénévolat.  On arrive à un niveau où la professionnalisation est nécessaire. 
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