Gauthier Boccard et les Red Lions sont arrivés à bon port: “Rien de catastrophique ici”

Après 30 heures de voyage, les Red Lions ont découvert l’ambiance japonaise qui est moins dramatique que prévu.

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© BELGA

Lundi matin, les Red Lions ont entamé un voyage de 30 heures qui les a menés à Hiroshima. Après une escale à Francfort, ils ont pris la direction de Tokyo où les attendaient quatre heures de check point dans tous les sens. Un avion et un bus plus loin, ils ont posé leurs sticks à leur hôtel à Hiroshima. "Nous avons pris le repas, puis nous étions morts de fatigue", expliquait Gauthier Boccard.

Dès le mercredi, Shane McLeod avait planifié une session sur le terrain d’Hiroshima qui était bordé d’un magnifique stade. Le soir, il organisait un meeting. "Nous observons une forme de quarantaine, précise le défenseur. Si nous allons à la piscine de l’hôtel, nous devons la réserver durant une heure rien que pour nous. Nous ne pouvons pas sortir de l’hôtel, mais nous ne sommes pas là pour faire du tourisme. Nous sommes dans notre routine habituelle."

Leurs journées seront rythmées par le repos, les repas, les entraînements et les meetings. "Le Covid ne change rien de fondamental. Nous avons des gants pour prendre le plateau au restaurant. Le 6e étage est réservé pour nous. Contrairement à certaines photos, nous ne sommes pas seuls à une table. Nous mangeons par groupe de quatre."

Cette semaine, les Red Lions, qui visent une médaille d’or aux Jeux, sont là pour récupérer du long voyage et pour s’acclimater. "Les conditions climatiques ne sont pas les mêmes qu’en Belgique, mais je ne vois rien d’extrême. Il fait plus chaud, mais il y a du vent. À Tokyo, il pleuvait ce qui donnait une sensation de lourdeur. Nous avons douze jours pour nous acclimater. Avec notre expérience des grands tournois, nous savons ce que nous devons faire."

Le jet lag, non plus, ne l’inquiète pas. "Mercredi, je me suis levé à 4 h 30, mais tout rentrera vite dans l’ordre."

Gauthier Boccard n’a pas ressenti une agressivité de la part des Japonais. Bien au contraire. "Nous croisons beaucoup de bénévoles. Tu vois tout de suite que cette culture est plus réservée. Ils sont accueillants. Tout est nickel. Nous n’avons pas à nous plaindre. Ici, tout le monde est calme."

La nourriture, également, n’est pas une source de problème. "Nous avons les repas classiques avec des pâtes, du riz, des légumes, des yoghourts ou du pain."

Le groupe est entré dans une nouvelle phase qui devient plus concrète. Lors des dernières semaines d’entraînement en Belgique, les regards étaient rivés sur Tokyo. "Nous parlons de cet objectif depuis cinq ans. Être parti de Belgique nous fait du bien. Nous aurions dû avoir des matchs amicaux pour nous préparer, mais le Covid les a empêchés. Nous sommes au début de notre mission. La découverte du village olympique sera une autre étape encore."

Le groupe avait appris la nouvelle du décès de Jean-François Stappaerts, un monument du hockey belge et de l’arbitrage. "Je l’ai super bien connu. Je ressens beaucoup de tristesse. C’était un gars passionné par l’arbitrage qui était très ouvert et aimant."