Hockey D1 : le grand jeu de pierre-papier-ciseau

Pendant que les candidats au titre s'entretuent à coup de gros scores, Malines continue son petit bonhomme de chemin et se pose seul en tête. Jusqu'à vendredi ?

Hockey D1 : le grand jeu de pierre-papier-ciseau
©BELGA

On a coutume de dire depuis des années que la D1 est un gigantesque panier de crabes (une expression pas très flatteuse tout de même !) pour dire que dans cette série, tout le monde peut battre tout le monde. C'est particulièrement vrai cette année où il s'agira avant tout d'être dans le top 8 après les 13 premières journées.

Il y a deux semaines, le Victory infligeait une correction au White Star (5-1). Celui-ci se vengeait la semaine suivante en infligeant un score de tennis à l'Old Club (6-1). Cette fois, l'Old Club se déplaçait au Victory... et ce sont les Liégeois qui ont joué au tennis ! Le petit jeu de pierre-papier-ciseau typique de la D1.

Ce furent pourtant les Anversois qui furent les premiers en action, avec un nouveau pc de Lukas Plochy pour ouvrir la marque. Mais dès avant la mi-temps, Tommy Keenan sur pc rétablissait l'égalité au marquoir avant que Tom Dawance ne donne l'avance aux Liégeois avant la mi-temps. Après le repos, le Victory connut une période de flottement défensif que les Principautaires exploitèrent à merveille pour creuser l'écart successivement par Tom Dawance, William Lamarche, Dawance encore et Gauthier Marchandisse (1-6). Au tennis on serait passé au set suivant, mais le règlement du hockey permit au Victory de réduire deux fois le score par Lex Haring, sur phase de pc d'abord puis sur un cafouillage devant la cage adverse, tout cela dans les cinq dernières minutes (3-6).

La résultante de tout cela, c'est que Malines est désormais seul en tête. Aux points gagnés, en tout cas. Là aussi, les spectateurs eurent 9 buts à se mettre sous la dent. Les Woluwéens prirent trois fois l'avance, par Florian Lalande d'abord, par Tanguy De Coster sur pc ensuite, et par Thibault Martin sur pc enfin. Trois fois cependant, les joueurs de Pieter Theuniers revinrent à égalité sur pc, d'abord par Jeremy Donck puis deux fois par Manu Mondo. En deuxièmé période, les Malinois défendirent mieux et prirent l'avance pour la première fois par Nicolas Weyers. Alexandre Vekemans réussit encore à égaliser à une dizaine de minutes de la fin, mais un dernier pc malinois par Agustin Nuñez décida de l'issue de la rencontre (5-4).

Le White Star vainqueur du derby bruxellois

Remis sur les rails par son plantureux succès de la semaine précédente, le White Star a continué sur sa lancée en battant au Merlo Uccle Sport (1-2). Un effort personnel de Vincent Launois permit aux Étoilés de prendre l'avance avant le repos, et même de la doubler ensuite par Quentin Bigaré. Le dernier quart d'heure fut cependant ucclois et après la réduction du score à un quart d'heure de la fin par Juan Amoroso sur rebond de pc, les pc se mirent à pleuvoir devant Grégoire Brocorens, qui s'en tira jusqu'à la fin pour marquer trois points importants. Un partage n'aurait scandalisé personne, mais pour cela, il faut marquer.

Marquer, justement, est actuellement le principal souci du Pingouin qui gagne chaque semaine par un but d'écart et joue à se faire peur malgré une nette domination. Cette fois la victime s'appelait l'Indiana. Manu Cockelaere avait rapidement ouvert la marque sur pc, mais les Aclots oublièrent de creuser l'écart. Cela leur fut presque fatal lorsqu'à dix minutes de la fin les Gantois revinrent à égalité sur un pc de Pierre Desimpel. Mais dans la dernière minute de jeu, un dernier pc nivellois rapporta un stroke que Manu Cockelaere convertit pour arracher la victoire. Vendredi les Nivellois pourraient rejoindre les Malinois en tête du classement à l'occasion de leur match d'alignement au Lara, et même les dépasser s'ils gagnent par quatre buts d'écart. Qu'ils se méfient cependant, car en dépit de leur classement médiocre les Wavriens possèdent actuellement... la meilleure défense de D1 !

Le Lara a même marqué son premier but de la saison sur le terrain du Langeveld, mais il faut dire qu'à ce moment c'était 2-0 pour le Lang, Thibault Cooremans ayant marqué en première mi-temps sur phase de jeu puis sur pc. Les Macas prirent les choses en main en deuxième période, mais durent attendre leur cinquième pc pour marquer par Timothy Nesse (2-1). Le coach visiteur Pierre-Emmanuel Coppin fit alors sortir son gardien pour tenter le tout pour le tout, mais en vain. "Si on ne joue que 35 minutes, on n'y arrivera pas" est le message de l'ancien coach du Servette Genève (entre autres).

Namur aussi joue au tennis

Les Escargots namurois n'avaient pas encore connu la victoire, ce qui est plutôt rare pour un descendant de DH après 3 journées C'est désormais chose faite et avec la manière, puisque l'Amicale a été renvoyée 6-2 à ses foyers anderlechtois. Les Namurois ouvrirent la marque par Viktor Pokorny et la doublèrent par Geronimo Clement sur pc avant que Renaud Pangrazio ne ramène son équipe dans le match. Dans une deuxième mi-temps farcie de pas moins de 6 cartes jaunes, dont deux pour Simon François (synonyme d'exclusion), les Amicalistes perdirent pied et tour à tour Pokorny sur stroke et François Ciriello creusèrent l'écart avant que Fabrice Bourdeaud'hui ne modère l'écart à 4-2. Mais deux nouveaux pc de Clement et Pokorny firent apparaître un score de tennis au marquoir, laissant l'Amicale à la dernière place.

Ce succès propulse les Escargots juste devant le Wellington à la différence de buts - il s'agit ici de se partager la fatidique 8e place. Les Ucclois ont subi la loi du Polo après avoir pourtant ouvert la marque par Alex Amzel dans un premier quart d'heure mené tambour battant. Mais le Polo renversa ensuite la situation en transformant deux pc consécutifs par Benjamin Van Hove et Max Peeters, avant de creuser l'écart par Jeffrey Thys (1-3). Mine de rien, cela fait pas mal de capes en équipe nationale, tout ça... Le score ne changea plus ensuite, le Polo se contentant de contrôler la situation avec bonheur. Les Waterlootis n'en font pas mystère : pour eux il s'agira de prendre pied dans le top 8 pour pouvoir jouir de vacances anticipées au deuxième tour, la montée n'étant pas à l'ordre du jour !