Hockey D1 : l'Old Club change de style et prend le pouvoir

La première défaite malinoise s'est produite vendredi soir en match avancé. Les Principautaires sont désormais premiers... aux points gagnés, devant leur victime du soir.

Hockey D1 : l'Old Club change de style et prend le pouvoir
©BELGA

Pour cause de déplacement d'internationaux (la même raison qui a poussé l'ARBH à reporter les matches de DH du 24 vers le 31 octobre), Malines avait demandé et obtenu - il s'en fallut de peu, car au départ l'éclairage liégeois n'était pas conforme - l'avancement de son match à l'Old Club au vendredi soir. Hélas, ce long déplacement dans des conditions de circulation stressantes n'ont pas porté chance aux Malinois, qui ont subi à Rocourt leur première défaite de la saison. Une défaite logique d'ailleurs, devant un public nombreux et bien en voix. Gauthier Marchandisse avait ouvert la marque en première mi-temps pour les Sang et Marine, avant qu'un autre pc ne provoque un stroke après le repos, transformé par Tom Dawance. Malines, comme le lièvre de la fable, ne s'ébroua qu'en fin de match mais le but sur pc de Manuel Mondo vint trop tard pour remettre la victoire liégeoise en question.

Les Principautaires ont continué sur leur lancée en s'imposant dimanche au Wellington : 0-1, un score très inhabituel pour eux. "Nous avons marqué six points en marquant trois fois ce week-end, auparavant nous en avions 13 avec 35 buts marqués. C'est près de six fois mieux" rigole Jean-François Bourlet, l'homme à tout faire du club de Rocourt. Là, c'est un pc de Tommy Keenen en début de deuxième mi-temps qui fut suffisant pour s'imposer devant un Well qui perdit en cours de route ses routiniers Didier Michielssen et Mathias Gowie. Pas très encourageant pour la suite...

Uccle et White leaders aux points perdus

Si l'Old Club est désormais premier aux points gagnés, Uccle Sport et le White Star le sont... aux points perdus. Les deux formations bruxelloises, qui se suivent comme leur ombre depuis le début de la saison et ne sont départagées que par la différence de buts, + 11 pour Uccle et + 9 pour le White, ont toutes les deux partagé l'enjeu ce week-end. Pour Uccle, ce fut au Pingouin, un match où chaque équipe eut sa mi-temps. Les Aclots, qui souffrent eux aussi d'une cascade de blessés, menaient 1-0 au repos avec un pc d'Arthur Molle, puis 2-0 après la reprise par Manu Cockelaere qui fêtait ainsi dignement sa première sélection en U21, mais ensuite ce que le quart d'heure d'Uccle Sport avec deux pc de l'inévitable Juan Amoroso entrecoupés d'un but de champ de Simon Houbart. En fin de rencontre, les Nivellois se réveillèrent et revinrent deux fois à la marque par Tom Beirnaert, alors que Cédric Mushiete avait redonné l'avance à Uccle entre les deux (4-4).

Quant aux Everois, ils ont accroché un nul à Malines après un match de haut niveau. Les Étoilés furent les premiers en action par Elliot Mathieu, mais Louis Hottlet, le transfuge du Racing formé à l'Herakles, renversa la situation en à peine deux minutes (2-1). La deuxième mi-temps vit une longue domination stérile des Bruxellois, mais dans le dernier quart d'heure les Malinois commencèrent à accuser le coup de leur match de l'avant-veille et celle-ci s'exprima désormais au marquoir par Arno Devreker (2-2).

Premier succès pour l'Amicale

Depuis le début de la saison, l'Amicale se plaignait de dominer et de perdre. Ce fut le contraire cette fois-ci (Gaby Garreta aurait-il trouvé la solution miracle ?) : au Langeveld, les Anderlechtois furent largement malmenés, mais ils s'en tirèrent avec les trois points. Martin Michiels leur avait donné l'avance rapidement, mais à la demi-heure Nicolas Tilmant avait égalisé avant que le Lang ne rate un but tout fait juste avant la mi-temps, En deuxième période les Ucclois furent les plus dangereux, mais c'est Antoine Schubert qui donna la victoire aux Amicalistes sur une contre-attaque (1-2).

Petite cause, grands effets : pendant que Schubert rendait une partition limpide, le Lara retrouvait sa célèbre chanson avec une victoire sur l'Indiana. Une victoire longue à se dessiner puisqu'un rebond de pc de Mathieu Buysschaert après 30 secondes à peine avait pris les Wavriens à froid. Christopher Oostveen eut beau égaliser, sur pc également, les Gantois reprirent l'écart avant le repos, encore sur pc et toujours par Mathieu Buysschaert, mais l'analyste vidéo local nous signale que la balle n'avait pas entièrement franchi la ligne... Evidemment, les arbitres n'ont pas de ralenti ! Qu'à cela ne tienne, les Macas, devant un public nombreux, renversèrent la vapeur en deuxième mi-temps, d'abord par Victor Desses et enfin à quatre minutes du coup de sifflet final par Brieuc Boigelot (3-2). Et voilà le Lara qui joue à saute-mouton avec le Lang pour la 8e place...

Namur y croit toujours

Après un excellent début de saison, le Victory marque le pas ces dernières semaines. Les Edegemois se sont inclinés chez eux contre Namur, contre le cours du jeu certes, mais encore. A ce jeu, il ne suffit pas de dominer, il faut marquer : tout le monde est au courant. C'est Maxime André qui avait ouvert la marque en première mi-temps pour les Escargots, mais un pc de l'inévitable Lukas Plochy remit les équipes à égalité avant la pause. La deuxième mi-temps vit une domination constante du Victory mais c'est Namur qui tira les marrons du feu sur son seul pc de la partie, transformé par Geronimo Clement. Un petit hold-up, mais trois points précieux comme l'or qui permettent aux Namurois d'y croire encore. Après tout, ils n'ont jamais qu'un point de retard sur leur adversaire du jour !

L'autre bonne affaire de la journée est à mettre à l'actif du Polo qui a sué sang et eau pour prendre la mesure de l'Ombrage. Les Waterlootis ouvrirent la marque par leur petit jeune qui monte, Maxime Royer, et auraient pu doubler l'écart avant le repos, si Benjamin Van Hove n'avait pas raté un stroke. Ce raté eut en tout cas le don de réveiller les Woluwéens qui en deuxième période égalisèrent par Leo De Ranter sur pc. Les Foxes dominèrent tant et plus, mais ce fut pour voir Max Royer inscrire son deuxième but de l'après-midi et mettre provisoirement le Polo au sec, tout cela au milieu d'un festival de cartes qui vit le Polo défendre à neuf dont un gardien contre onze joueurs de champ... mais avec succès.

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