Messieurs Hockey Indoor : l'Amicale Anderlecht et le Léopold se qualifient pour la finale

Messieurs Hockey Indoor : l'Amicale Anderlecht et le Léopold se qualifient pour la finale
©BELGA
Ethel Vandiest

Amicale Anderlecht – Orée : (6-5) Les deux équipes ont livré bataille jusqu’au bout, c’est finalement Anderlecht qui en sort vainqueur

Amicale Anderlecht : Antoine, Bourdeaud'hui, Conreur, De Sousa Ventosa, Gryspeerdt, Michiels, Noé, Pangrazio, Patterson, Scheer, Sior, Van Cangh

Orée : Beckers, Bogaerts, Branicki S., Hawaux, Langer, Perez G., Perez R., Thiéry, Van Nieuwstadt, Willocx

Arbitres : MM. T. Bigaré et L. Dooms

Carte verte : Sior, Perez G.

Carte jaune : Pangrazio

Les buts : Perez G. (0-1), Bourdeaud'hui (1-1), Beckers (1-2), Bourdeaud'hui (2-2), Pangrazio (3-2), Perez G. (3-3), Langer (3-4), Patterson (4-4), Branicki (4-5), Patterson (5-5), De Sousa (6-5)

L’ambiance dans les tribunes est animée par la sono mais également par le public qui fait son grand retour. Par contre, sur le terrain, la concentration est à son comble, les deux groupes montent sans line-up et se rassemblent de longs instants en cercle pour les dernières cosignes des capitaines. L’Orée a la mise en jeu et construit par la suite la première phase d’équipe, sur laquelle la Blue Army sera déjà payante, G. Perez trompe le gardien, c’est déjà 0-1. On connait le répondant d’Anderlecht, à la 7ème minute c’est au tour de Bourdeaud’hui de déjà trouver la faille, c’est 1-1. Le match est déjà bien lancé. L’Orée enchaine de longue phase sur le côté droit, allant chercher une fois Beckers, une fois Thiéry. Mais sans succès. Anderlecht s’essaie à la même phase mais Scheer s’effondre au point de stroke, seul, il n’y pas de faute. Décidément l’Orée affectionne particulièrement cette façon d’aborder le cercle adverse, la quatrième tentative est la bonne, Beckers inscrit le 1-2, en trompant Gryspeerdt. L’Orée détient la possession et l’avantage dans ces dix premières minutes, d’autant plus quand les adversaires sont réduits à 4 joueurs de champ par la carte verte de Sior. A peine remonté de sa sanction, Sior se veut dangereux en interceptant la balle et en prenant de vitesse les deux arrières, mais son duel face à Perez se termine en faveur de ce dernier. Le score reste inchangé et les dix premières minutes sont écoulées.

Pangrazio s’insère dans le cercle balle au stick à l’entame de cette reprise mais la défense de Willocx est sans bavure, Pangrazio continue sa course sans la balle. On le sait, Anderlecht affectionne particulièrement les pcs, surtout avec Patterson. Ils n’arrivent cependant pas encore à rentrer dans le cercle adverse pour provoquer cette phase. Et c’est sur une tout autre phase que l’Amicale Anderlecht se révèle, un enchainement entre Patterson qui revient en arrière sur Pangrazio, celui-ci en un temps envoi une lourde passe à Bourdeaud’hui aux aguets au poteau de Perez, la touche est fatale. A peine le temps de se replacer, la balle est de nouveau anderlechtoise, cette fois-ci Pangrazio est haut et reçoit un centre en bord de cercle, toujours en un temps, les filets tremblent de nouveau, Anderlecht prend la main c’est 3-2. C’est mal connaître l’Orée qui répond immédiatement en se présentant en nombre dans le cercle, un stroke est sifflé suite à l’intervention de Gryspeerdt, le gardien. Perez G. ne tremble pas mais fait bien vibrer ses supporters, c’est 3-3. Nous ne jouons que depuis 6 minutes dans ce quart temps, et Langer reçoit un centre millimétré, il n’a d’autre choix que de le convertir, c’est 3-4. Il reste 3 minutes et enfin le premier pc est sifflé dans cette demi-finale, Van Nieuwstadt sauvant une balle d’un goal certain mais la faisant quelque peu monter. Patterson est intraitable, le score revient à 4-4. Bourdeaud’hui est en très grande forme aujourd’hui, il a son triplé au bout de stick, mais dans ce duel, c’est R. Perez qui sort gagnant, d’un sauvetage acrobatique et peu conventionnel. C’est la mi-temps et le match est à l’image de la saison des deux équipes, intense et haletante.

A ce niveau-là, les petites erreurs se paient cash, les interceptions lors de duel se multiplient, le jeu en est d’autant plus savoureux. L’Amicale obtient son deuxième pc de la rencontre alors que nous avons repris il y a 132 secondes. De Sousa rate son envoi, le danger est écarté car Anderlecht ne parvient pas à faire sortir la balle du cercle. Thiéry sur une passe d’une haute précision, trouve Beckers qui lance Branicki, voilà comment est tombé le 4-5. Encore un pc pour Anderlecht, Patterson est sur le terrain, son tir terrasse littéralement le capitaine de l’Orée qui se retrouve au sol, plus de peur que de mal pour Thiéry, bien que le score soit revenu au partage 5-5. Dans un duel Perez G. jette ses dernières forces afin d’obtenir le premier pc pour l’Orée, la phase qui voulait revenir sur le donneur est originale mais pas efficace, le score reste inchangé. Plusieurs occasions se succèdent, dans les deux cercles mais aucune n’aboutit. C’est déjà le 4ème pc pour Anderlecht, leur stat sont très bonne sur cette phase offensive, mais cette tentative ne donne lieu qu’à un redit. Patterson est surpris de recevoir la balle lors de ce cinquième pc, les stats chutent à 2 réalisations sur 5 tentatives. Pangrazio est sanctionné par une carte jaune pour une raison qui nous échappe, il faut préciser que nous sommes très loin du terrain.

Il reste 10 minutes dans ce match, l’intensité est-elle capable de monter d’un cran ? Tout est possible en salle diront les sages. La tribune anderlechtoise est remplie et se fait un devoir de porter son équipe dans chaque duel. Patterson est proche d’inscrire un field goal, mais celui-ci est annulé car l’arbitre avait déjà sifflé une faute précédente. Perez R. se défend encore parfaitement sur sa ligne, alors que les assauts se multiplient contre lui. Les occasions franches de l’Orée se font plus rares, seul Prerez G. se confronte à Gryspeerdt, mais y perd un doigt sans prendre de but. Finalement le goal vient logiquement du côté Anderlecthois qui a élu domicile dans le cercle adverse et via De Sousa. Il reste 3 minutes Pol Gantois retire son gardien ce qui permet à ses joueurs d’arriver en nombre dans le cercle adverse et d’obtenir un pc, le deuxième de la partie pour l’Orée. Il reste 1minutes 48. Le pc est joué, mais l’arbitre siffle directement, il indique au donneur de se diriger vers la chaise arbitrale car il reçoit une carte verte. Le pc est une fois de plus rejouer, plusieurs discussions ont lieux, au final l’Orée ne revient pas au score. Il reste moins de 40 secondes quand le jeu reprend. L’Orée reste dans le cercle adverse mais n’arrivera pas à revenir au score. C’est Anderlecht qui se qualifie en finale.

Léopold – White Star : (7-4) Encore du très beau spectacle, le Léopold sort vainqueur et confirme sa saison

Léopold : Baumgarten, Degroote, De Paeuw, Englebert, Moreno, Muschs, Plennevaux, Reynaud, Simar, Zimmer.

White Star : Ben Taleb, Bigaré, Brocorens, Croonenberghs, De Geyter, Devreker, Dykmans, Gucassof, Hermans, Moretto, Neefs, Van Bogaert

Arbitres : Mme C. Martin-Schmets et M. M. Pontus

Carte verte : Simar

Les buts : Degroote (1-0), Dykmans (1-1), Hermans (1-2), Simar (2-2) Plennevaux (3-2), Zimmer (4-2), Devreker (4-3), Simar (5-3), Degroote (6-3), Gucassof (6-4), Simar (7-4)

La seconde demi-finale sera-t-elle aussi intense que celle qui vient de se terminer ? Elle s’avère déjà prometteuse, les deux équipes ont déjà visité les cercles adverses alors que le marquoir indique que seulement 1 minute s’est égrainée. Une première déviation de Reynaud est nécessaire, la balle termine sa course sur la tête d’un des arbitres. Les petites fautes de jeu s'enchaînent ce qui ne permet pas à de voir de véritable construction. Cependant Baumgarten et Plennevaux affrontent déjà Brocorens à plusieurs reprises. Ce dernier peut compter sur ses réflexes mais également sur le retour de ses deux arrières. C’est le Léopold qui inaugure le compteur de pc, mais Brocorens est imprenable dans ce quart temps. Simar, après un spectaculaire solo, goûte également à la frustration, son tir est repoussé par le poteau. Un deuxième pc est sifflé pour le Léopold, la combinaison Simar- Degroote est payante, le marquoir affiche 1 à 0 en faveur des Ucclois. Le Léopold accélère quelque peu en fin de quart et emmène les joueurs du White dans un coin, ce qui permet au Léopold de revenir rapidement en arrière et de complètement retourner la phase de match, Plennevaux, seul sur son flanc peu envoyer un centre à Simar, mais l’arbitre siffle une situation fautive, incomprise par les joueurs.

Le White vient enfin se présenter dangereusement dans le cercle adverse, mais Raynaud est présent et attentif, il écarte tout risque. Hermans intercepte la balle dans le stick de Zimmer et continue sa course jusqu’au cercle, Degroote ne lui laissera pas prendre plus d’élan. Quelques instants plus tard, c’est le capitaine d’Evere qui libère ses joueurs et son public en revenant au score. Dykmans inscrit le 1-1. Les échanges sont cependant plus tendus entre les deux groupes, plusieurs mains dans le dos, coup d’épaule et joueurs qui terminent au sol « dans le feu de l’action ». Les cartes ne sont pas encore de sortie mais cela ne serait tarder. Alors que le Léopold croit reprendre la main lors du tir de Simar, qui finit dans le filet extérieur, c’est finalement Hermans qui permet au White Star de dominer au score. La frustration de Simar peut enfin s’envoler, sur pc, son envoi transperce le bloc adverse. C’est 2-2. Vingt-cinq secondes plus tard de nouveau pc pour le Léopold, c’est un enchaînement qui est alors choisi par les ucclois, et Plennevaux inscrit le 3-2.

Même la balle de remise en jeu n’est pas gaspillée par les équipes. La mi-temps reprend directement. L’écart n’est pas encore assez confortable pour le Léopold et n’est pas encore insurmontable pour le White Star. C’est bien ce que Devreker a à l’esprit quand il frôle la balle égalisatrice. Mais sans succès. La première carte tombe auprès de Simar, les fautes hors cercle sanctionnées par des pc suivent l’élan. Zimmer fait preuve d’un énorme niveau de sang froid quand il arrête l’envoie d’Hermans sur la ligne à hauteur de poitrine. Il y a tout de même beaucoup de déchets techniques et ce des deux côtés. Les équipes ne nous ont pas habitués à ces jeux brouillons. Le premier mouvement est bien souvent très réussi mais n’aboutit pas ou ne donne pas suite, comme sur l'échappée de Bigaré, finalement intercepté par Zimmer qui, sur la suite de l'action, obtient un stroke. Face à face converti par Degroote, le score est de 4-2. Mais Devreker, encore une fois servi par son comparse Hermans, réduit l’écart à 4-3, alors qu’il reste 3 minutes dans ce troisième quart temps. Les hommes de Hugo Benhaiem se trouvent les yeux fermés, l’instinct, le sens de la salle ainsi que la cohésion de groupe, leur permettent d'enchaîner de belles combinaisons, mais celle-ci n’aboutissent pas, c’est tout de même le Léopold en face. Un pc est accordé au White Star sur le fil du buzzer, Hermans loupe son calage, la balle sursaute et se transforme en back stick.

Il reste encore 10 minutes à tenir pour un groupe et il ne reste que 10 minutes pour l’autre, c’est selon. Le Léopold obtient un pc pour une faute jugée volontaire dans les pointillés, Simar ne fait pas de cadeau à son ancienne équipe c’est maintenant 5-3. Réponse du berger à la bergère, le White se place pour une nouvelle phase de pc, le tir d’Hermans s’envole hors cadre. Alors que le jeu se déroule dans une partie du terrain, Moretto s’écroule dans l’autre, suite à un accrochage avec un des joueurs du Léopold. Les esprits s’échauffent entre Plennevaux, Zimmer et Brocorens, les arbitres viennent mettre fin aux échanges houleux. Le match peut reprendre. Degroote libère les siens, alors qu’il récupère la balle sur un rebond d’un de ses coéquipiers, il attend que Brocorens choisisse entre rester sur ses pieds ou se coucher. Il se couche, Degroote fait monter la balle et inscrit le 6-3. Il reste 2 minutes, Gucassoff sur pc, réduit l’écart à 6-4, le White y croit encore. Mais Simar semble sceller tout espoir en inscrivant, sur la balle de remise en jeu, le 7-4. Un dernier pc est accordé au White Star, mais Raynaud la sort de l’épaule. Le score est définitif, 7-4, le Léopold se retrouve en finale et stoppe la série du White Star.