Une phase de poule des Red Panthers qui laisse un goût de trop peu

Un commentaire de Thibaut Vinel.

Une phase de poule des Red Panthers qui laisse un goût de trop peu
©BELGA

Les Red Panthers 2022 ont tellement mûri dans leur jeu qu’elles ont mis la barre très haut. D’équipe qui visait le top 10 il y a quelques années, elle est devenue un groupe qui court derrière les médailles des grands tournois. Leur fougue a embarqué tout le monde avec elles. Durant le mois de Pro League, elles avaient atteint un niveau de jeu en adéquation avec leurs ambitieux discours. Alors, l’espoir était né. Et pourquoi pas finalement ramener une médaille ?

Mais une Coupe du monde se joue face aux meilleures. Au vu de ce qu’elles ont montré en trois matchs, les Panthers ne sont pas encore une équipe du top 3 mondial. Il leur manque du cynisme, c’est-à-dire cette capacité à remporter un match avec des statistiques crapuleuses. Comme l’Australie mardi soir. Il leur manque aussi des plans B, C ou D sur la phase de pc. Il leur manque encore cette foi inébranlable que leur structure est hermétique à tous les problèmes adverses. Ces détails n’en sont pas. Ces carences ne seront gommées que grâce à des tournois comme la Coupe du monde ou les Jeux olympiques. Leur absence aux Jeux de Tokyo leur a coûté cher dans leur progression. Mais elles triment comme des dingues pour se hisser vers les sommets.

Après trois matchs, elles ont certes encore toutes les clefs entre les mains, mais ce crochet par Amsterdam était évitable. Aux Pays-Bas, l’enfer les attend. De cet enfer, elles reviendront avec l’expérience qui leur permettra de boucher un peu ce fossé vers le top 3.