Arrêt capital, verdict ajourné

Hockey

Martin Buxant

Publié le

EDEGEM Vous la mettriez où cette statue de Benoît De Saedeleer, le portier anversois? Plutôt du côté du Clubhouse ou bien près du terrain? Car c'est bien lui qui, en arrêtant un stroke de François De Saedeleer à la 61e minute, permet à son club de rester dans la course aux play-off jusqu'à l'ultime journée de la saison régulière.

Retour sur un match ouvert où l'expérience des Edegemois aura eu raison de la fougue des Brabançons. Déforcés par les absences de Maxime Luycx (trois cartes jaunes) et de Xavier De Greve (maux de dos), les Canards se présentaient à Anvers en boitillant. Le match débutait sur un tempo correct, la balle circulait bien de part et d'autre malgré quelques imprécisions techniques. Le Bee, toutefois, prenait lentement l'ascendant sur son adversaire.

Après avoir touché le montant une fois et s'être heurté à un - toujours efficace - C. De Greve, les Mauves ouvraient la marque sur pc à la 16e (1-0) grâce à William Pecher. La défense waterlootoise flottait mais repoussait les assauts anversois, vaille que vaille et atteignait la pause sur ce score.

A la reprise F. De Saedeleer ramenait la parité en envoyant une fusée dans la cage anversoise sur pc (36e, 1-1). Mais la joie des Brabançons était de courte durée puisque Pecher (encore lui) redonnait l'avantage à ses couleurs sur pc deux minutes plus tard (2-1). Dès lors le Bee se contentait de gérer sa courte avance et de briser les assauts des Van Hove and Co qui tentaient désespérément de perforer une défense bien en place.

Et puis, lorsqu'à la 61e, l'arbitre (G. Uyttenhove) accordait un stroke aux Waterlootois pour «obstruction volontaire sur le stick de l'adversaire», on se dit qu'ils la tiennent leur égalisation, les gars du Wadu. Et par là même leur accession en play-off. Duel de De Saedeleer donc. François s'avance, place la balle ras du sol sur la gauche de Benoît qui plonge du bon côté et sauve la mise à son équipe. Un arrêt capital qui fait tomber les trois points de la victoire dans l'escarcelle anversoise.

Patrick Goldberg, le manager du Beerschot, confiait après coup: «C'est clair que nous avons eu des occasions mais nous avons raté le coche à plusieurs reprises. Nous n'avons pas su tuer le match. Et mal nous en a pris parce qu'on a eu vraiment chaud! Quelle chance, se frottait-il les mains. Bon maintenant, je pense qu'on peut remercier Benoît, notre gardien qui nous sauve la mise. En face, le Waterloo Ducks, ils sont jeunes mais ils jouent très bien, nous avons joué la carte de l'expérience.»

© Les Sports 2003

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