Soyons réalistes : entre le White Star de la saison dernière, qui avait brillamment assuré le maintien de la Belgique dans le groupe A de la Coupe des coupes, et celui de cette saison, qui traîne à l'avant-dernière place du championnat national, il y a un monde de différence. Pas étonnant dès lors que les résultats soient diamétralement opposés d'une année à l'autre, et que le maintien n'ait pu être réalisé cette saison.

Malgré sa bonne volonté et un jusqu'au-boutisme certain, le White Star n'a pu faire illusion dans le match pour le maintien contre le Racing Club de France, surprenant quatrième de la poule A : il s'est incliné sur un score de tennis (2-6). Sans Jean Willems, victime d'un problème familial de dernière minute, sans Lucas Muller et Benoît Vanasch, blessés, avec Michiels rapidement out et avec Coudron et Fayat diminués par des blessures, le White Star ne pouvait vraiment faire mieux. Il tint le coup vingt minutes, et rata même l'ouverture du score par Samyn. Six minutes plus tard, le marquoir affichait 0-4 ! Les Français ouvrirent la marque d'une superbe reprise de volée en pleine lucarne signée Blasco, et ce fut l'effondrement du château de cartes : une contre-attaque éclair, un pc et un stroke, tout cela en 5 minutes. La saison prochaine, c'est donc dans le groupe B de la Coupe des coupes qu'évoluera le futur vainqueur de la Coupe de Belgique.

`C'était clairement le match de trop´ constata, fataliste, le coach Alain Boon à l'issue de cette débâcle. `Pour nous, c'était la septième rencontre en dix jours, à cause du double week-end de la semaine précédente et du match de coupe mercredi dernier. Trop de joueurs importants sont sur les rotules. Cela dit, ce dernier match ne doit pas noircir notre prestation d'ensemble, qui ne fut pas négative. Nous avons bien résisté aux Polonais, fait longtemps douter les Hollandais et tenu les Écossais en respect. Même aujourd'hui, mes joueurs se sont battus jusqu'au bout, même à 5-1 au repos. À quelques secondes près, nous gagnions même la deuxième mi-temps. C'est positif pour les échéances qui arrivent. Je tiens aussi à souligner la superbe prestation de Bastien Ruytinx dans le but : il peut vraiment être sorti du lot.´

Les choses auraient paradoxalement pu être différentes si... le White Star n'avait pas terminé troisième, mais quatrième de sa poule. Pour cela, il lui aurait suffi, si l'on ose dire, de s'incliner dimanche contre les Écossais. Il aurait alors affronté les Suisses de Grasshoppers Zürich, qui semblaient nettement plus prenables, même s'ils avaient battu les Français à la surprise générale. Mais ce genre de spéculation n'a pas cours dans un grand tournoi et il est difficile de monter sur le terrain avec l'idée de perdre ! Le match se termina sur le score de 0-0 et le White, nettement mieux placé à la différence de buts (-7 contre -14) termina à la 3e place de sa poule. On connaît la suite...

Pour les Étoilés, la saison n'est pas finie, mais seul un énergique sursaut (3 victoires nécessaires en 4 rencontres) pourrait leur éviter la culbute en D 2. On parle de la D 2 nationale, cette fois.

© La Libre Belgique 2002