Le championnat doit s'effacer devant le calendrier des équipes nationales. Normal ?
J'estime qu'aujourd'hui, c'est encore un mal nécessaire. Les équipes nationales ont tellement apporté au hockey qu'on doit s'incliner devant leurs besoins. Les clubs ont largement été bénéficiaires de cet apport. On arrive à plus de 30.000 membres aujourd'hui et tous les clubs ont profité de cet apport.

Mais ça coûte cher au niveau de la vie des clubs.

Il ne faudrait pas réduire la discussion au niveau de la perte en recette des bars. C'est un peu réducteur. Les clubs doivent être suffisamment imaginatif pour créer une vie de club et un esprit qui fait que le club n'est pas simplement dépendant du seul championnat Messieurs Honneur. Nous essayons de faire vivre le club au travers d'autres activités. Mais c'est vrai que les pertes sont réelles et qu'on ne récupère jamais la perte de bénéfice d'une journée de championnat jouée un mercredi.

La croissance est-elle un bien ?

Il ne faut pas tenir compte des effets négatifs à court terme. La croissance passe par la visibilité des équipes nationales; ce ne sont pas encore les clubs qui assurent cette visibilité. Donc, donnons encore une certaine priorité aux équipes nationales. Par contre, il faut se poser la question de voir si on veut aller vers les 70.000 membres : ça, c'est un bon débat !

Le futur serait meilleur ?

Les secrétaires généraux y travaillent. 2014 et 2015 seront des années plus normales avec la suppression des doubles week-ends et du championnat en semaine. On reparle même de faire jouer les finales des play-offs en trois manches. Nous avons déjà reçu un draft du prochain calendrier qui va déjà plus dans le sens demandé par les clubs.La fédération européenne travaille aussi pour la défense des championnats nationaux. Cela donnera à terme plus d'espace pour les clubs.

Le championnat n'est-il pas le vrai fond de commerce du hockey belge ?
Les clubs financent en partie les joueurs des équipes nationales. Le retour vers les clubs arrive. Ainsi leur visibilité pour ceux qui ont des internationaux dans leur noyau est accrue. bénéfices. Quand on voit les reportages sur le Dragons au travers de Denayer par exemple, ou sur le Watducks avec Dohmen ou Luycx, quand on s'aperçoit que les clubs qui participent à l'EHL viennent plus souvent dans les médias, on voit le bénéfice que ces clubs du top 4 peuvent tirer. La Flandre est en avance sur ce plan avec sa culture des Bekende Vlaming. Et les reportages sur ces stars est toujours accompagné de petites capsules sur les clubs.

S'il le faut, peut-on envisager de jouer le championnat sans les internationaux ?

Non, car alors le niveau du championnat baisserait de niveau de façon trop important. Si on termine au début d'avril, on devrait trouver une formule de compétition qui prolongerait la saison hockey. Un mini-tournoi ou quelque chose du style.

Il reste cette interruption consacrée à la salle. Le Watducks est arrivé en finale. Un anachronisme ?

Notre objectif salle est de jouer à un bon niveau, éviter la descente et continuer à jouer en s'amusant. Nous considérons la salle comme une prolongation de notre entraînement. Notre arrivée en finale est effectivement un anachronisme car sans entraînement et sans coach, arriver à un tel niveau est bizarre. Mais nos joueurs sont malins, ont de l'expérience et certains joueurs de grand talent ont pu intégrer l'équipe. Si on veut être ambitieux en salle, il faut certainement plus de temps et plus de moyens.