Le play-off a ceci de caractéristique qu’il laisse leur chance, sur pied d’égalité ou à peu près, aux quatre premiers. Un peu comme dans l’évangile, les ouvriers de la dernière heure peuvent toucher autant que les autres.

La logique de la saison est comme toujours d’aboutir à une finale entre les deux premiers. Mais après les résultats de dimanche dernier, on est encore loin du compte.

Ainsi, le Racing a-t-il toujours ses chances à Louvain - où il avait d’ailleurs partagé l’enjeu pendant le championnat régulier. Les Rats sont certes retardés d’un but, mais ils ont montré la semaine dernière que même deux buts d’écart ne les effrayaient pas outre mesure. Louvain a donc tout intérêt à rester sur ses gardes, même et surtout comme favori logique. Personne n’attendait le Racing à si bonne enseigne : les Rats n’ont rien à perdre pour aller au bout de leur rêve.

Encore plus disputée, si possible, s’annonce l’autre demi-finale. Il y a un an, le Waterloo Ducks partait avec l’avantage d’un but après avoir remonté trois buts d’avance au match aller. Le match retour tourna cependant à leur complète confusion. Alors, bis repetita ? Xavier-Charles Letier n’est pas de cet avis : "Je ne pense pas que nous avons de meilleures chances que le Watducks de jouer la finale. Vu leur noyau pléthorique rempli de joueurs de l’équipe nationale, et vu le fait qu’ils ont fait tout le championnat largement en tête du classement, personne ne comprendrait qu’ils ne se retrouvent pas en finale une deuxième année d’affilée. Pour tout le monde, la finale devait être un objectif minimum pour eux. Nous, notre objectif de jouer les demi-finales est atteint, et notre but est maintenant simplement de jouer du mieux possible et d’essayer de faire de très grosses prestations, ce que nous adorons quand il s’agit de jouer les favoris."

Et de fait, les Bruxellois ne sont pas arrivés là pour faire le nombre. "Si nous nous sommes qualifiés pour le play-off, c’est aussi grâce à des qualités : un groupe de joueurs talentueux qui ont envie de tout donner pour leurs coéquipiers et leur club, avec un coach extrêmement compétent et professionnel. Ce n’est pas parce qu’on ne joue pas pour l’argent que nous ne sommes ni professionnels ni talentueux, et ce n’est pas non plus parce que notre coach ne dispose pas d’un grand passé, qu’il ne peut être meilleur que les autres."

Du côté waterlooti, on n’est pas plus rassuré que ça. Chat échaudé craint l’eau froide ! Benjamin Van Hove, suspendu au match aller, fera sa rentrée : "Je ne pense pas qu’il y ait une équipe qui ait plus de chances que l’autre. Cette demi-finale va être un véritable combat ! Le Léo doit se battre contre une équipe dos au mur, qui a surtout envie de prendre une solide revanche, devant son public, par rapport au match aller assez décevant Tandis que le Léo veut rééditer le coup de l’année passée et sortir le vainqueur de la saison régulière." Et de conclure : "L’équipe qui en voudra le plus sortira vainqueur de ce duel et nous en voulons plus que jamais !"