Le prochain match des Diables Rouges, on le sait, les opposera ce matin (11h30) à la Grande-Bretagne. A la différence du championnat d'Europe, où le Royaume-Uni possède le privilège exorbitant de pouvoir aligner quatre équipes (Angleterre, Ecosse, Pays de Galles et Irlande du Nord), dans le cycle olympique seule la Grande-Bretagne est reconnue. A part trois joueurs écossais (Stott, Moodie et Dunlop) l'équipe se compose d'ailleurs totalement d'Anglais.

Les Diables Rouges connaissent bien cette équipe, contre laquelle ils se sont plusieurs fois mesurés ces derniers mois. Ce fut même leur dernier adversaire avant de s'envoler pour Madrid. Marc Coudron a sa petite idée sur le sujet: «Il faudra éviter les bêtes erreurs défensives, ne pas faire de cadeaux et leur laisser le moins d'espace possible. Il ne faut pas tirer de conclusions des matches d'entraînement d'il y a un mois, car le contexte est différent. Offensivement, il faudra aller chercher des pc et des occasions de but, tout en sachant qu'il n'y en aura pas beaucoup et qu'il faudra les marquer. Nous ne sommes pas vraiment d'une valeur inférieure à la Grande-Bretagne : le match s'annonce très serré.»

«Satisfactions dans l'avenir»

Lorsqu'on interroge l'ancien capitaine des Diables sur la valeur de l'équipe actuelle, il ne doit pas réfléchir pour répondre: «C'est tout simplement la meilleure dans laquelle j'ai évolué. C'est aussi la plus complète. Auparavant, il y avait toujours des joueurs qui sortaient du lot, et d'autres moins en vue. Ici, l'ensemble est très homogène. Nous avons la technique, la discipline tactique et le mental. Ces qualités n'avaient jamais été réunies en même temps depuis que je joue en équipe nationale. Je n'ai qu'un regret, c'est d'être trop vieux et de devoir arrêter cette année, car je sens que dans les prochaines années ce groupe nous vaudra encore pas mal de satisfactions.»

© Les Sports 2004