BRUXELLES C'était l'objectif du hockey belge pour 2004: une qualification de notre équipe nationale pour les Jeux Olympiques d'Athènes. Mais nos Diables n'ont pas pu rejoindre la délégation belge en Grèce. Tout ça pour 14 secondes (et une égalisation de l'Afrique du Sud), un poteau et un stroke (de Reckinger), comme se souvient Marc Coudron. «Jusqu'à la dernière seconde de ma vie, je ne pourrai pas oublier ces moments, explique l'homme aux 358 sélections. Ce genre de choses est affolant. C'était pire que le but anglais de Platt contre la Belgique lors de la Coupe du Monde de football 1990. La blessure était ouverte pendant un mois mais aussi quatre semaines avant, pendant et après les Jeux. Maintenant, la vie continue et seul le souvenir est présent. Et les attentats de Madrid, alors que nous étions sur place, nous ont permis de relativiser l'expérience.»

Selon Coco, tout était réuni pour que les hommes de Giles Bonnet en décousent avec les meilleurs du monde à Athènes. Mais l'Afrique du Sud, patrie de notre sélectionneur, a pris la Belgique de vitesse, s'imposant 4-3 aux strokes (2-2, à la fin du match). «On avait un groupe et un staff exceptionnels! Je n'avais jamais connu une équipe aussi soudée. Mais la malchance nous a frappé. C'est inadmissible d'encaisser un goal à 14 secondes de la fin, mais ça arrive. Ce qui nous a manqué pour aller à Athènes? De la... chance. On méritait notre place. Je me voyais bien défiler avec la délégation belge. Un ensemble de circonstances nous ont été défavorables. Ce 13 mars, les dieux du stade étaient contre nous...»

Comme il l'a annoncé, sans faire le match de trop, Marc Coudron a alors quitté l'équipe nationale. «Dans mon esprit, c'était clair: j'arrêtais soit après Madrid, soit après Athènes. On avait notre place en Grèce. La Belgique était plus forte que l'Egypte et l'Afrique du Sud. Nous aurions pu viser une place dans le Top 8. En tout cas, je crois à 2.000% en notre équipe nationale actuelle. Il y a une très bonne structure et d'excellents jeunes. Il y a un potentiel énorme. La qualité est présente, l'objectif actuel étant de travailler les jeunes. Donc, effectivement, je crois en notre qualification pour les Jeux Olympiques de Pékin, en 2008...»

et un stroke en auront décidé autrement... (PHILIPPE DEMARET)

© Les Sports 2005