Vainqueur autoritaire du championnat en ligne, le Dragons voyait le titre de champion de Belgique s’offrir à lui avec la majorité des pronostics. Sa prestation de samedi au Wellington, du moins en première période, avait convaincu les réticents. Face à lui, le Wellington, véritable miraculé du championnat, était loin de rallier les suffrages.
Des grains de sable ont grippé la mécanique. Déjà lors de cette première période, tous les tirs adressés vers le but ucclois manquaient leur cible. Même si Puvrez ouvrait le score sur une erreur individuelle de la défense locale, le Well revenait à égalité avec un plongeon à l’aveugle de Meuwese.

Le pire était à venir. Cavenaile se blessait au mollet, une déchirure qui la privait du match retour. Et finalement, une deuxième carte jaune au bulldozer Van Lindt qui la voyait également rater la seconde manche. Quand on connaît l’abattage de la Red Panther, on pouvait craindre le pire.

La rencontre de ce dimanche débutait en faveur du Dragons qui voulait rapidement profiter de l’avantage du terrain. De Groof soulignait la volonté de ses équipières : « Ce n’est pas l’absence de Liselotte qui devait nous handicaper ; tout tournait bien. C’était notre quatrième demi-finale et on n’a pas envisagé un seul instant de perdre. Mais on a peut-être surjoué. » En effet, insensiblement, les Uccloises prenaient la main sur le jeu et se créaient quelques occasions. A la 31e minute, le duo magique ucclois trompait Leysen, la gardienne anversoise : Bonastré servait Meuwese pour le 0-1. A la 47e, Roels mettait fin à un cafouillage pour égaliser. Meuwese soulignait le calme de son équipe : « Il fallait croire en nous. On a un bon hockey et on avait tout pour s’imposer en ne courant pas trop derrière la balle. Etre agressive et concrétiser, c’était la clé. » Avec un grand nombre d’entrées dans le cercle et 7 pc pour seulement 2 pc pour le Dragons, le Well devait finalement émerger à la 67e minute avec un but de Tiphaine Duquesne qui mettait fin à un cafouillage. Bonastré terminait : « C’est dans la tête que cette victoire s’est dessinée. On la voulait et on l’a eue. »

Le Braxgata a douté

Malgré sa défaite 1-2 de la veille, la Gantoise a joué crânement sa chance et a fait trembler le Braxgata jusqu’au bout. Une fois de plus, la Gantoise encaissait un but rapide, une reprise de près de Dubois à la 6e minute. La capitaine gantoise Alix Gerniers constatait les dégâts : « On prend un bête but trop vite et après on court derrière le score. C’est dommage parce qu’on a bien supporté la comparaison avec le Brax. » Effectivement, les Gantoises vont mettre la défense boomoise sous pression. Elles vont même avoir l’occasion d’égaliser. A la 27e minute, Rogeau obtenait un stroke que Vermeersch tirait trop faiblement : Simons se détendait du bon côté. La Gantoise va obtenir quatre pc, tous inefficaces. L’ultime pressing gantois va faire plier les locales mais pas rompre. La sortie de la gardienne Goethals à 8 minutes du terme aidera bien à créer le surnombre ; mais il n’aura comme seul effet que d’alourdir la note, Versavel marquant le 2-0 à une minute du terme. Sur la touche, Judith Vandermeiren, dont l’opération aux ligaments croisés s’est bien déroulée, concluait : « Avec une belle prestation de notre gardienne et un match bien contrôlé grâce à un but rapide, cette finale est amplement méritée. »