Habitué aux sacres, tant au niveau masculin (3 titres en 4 ans, 25 au total) que féminin (2 dernières compétitions remportées), le Léo est depuis longtemps une véritable référence de notre hockey national. Pourtant, le géant ucclois toussote en ce début de championnat. Deux défaites (face au Waterloo Ducks et au Pingouin), et un match nul face au Dragons. Pas exactement des moyennes de champion...

«C'est vrai, reconnaît l'expérimenté Alex de Chaffoy, mais il faut relativiser ces résultats. Le calendrier ne nous a vraiment pas été favorable : le Watducks et le Dragons représentent des adversaires coriaces qui nous ont déjà posé d'énormes problèmes les saisons précédentes. Pour moi, notre véritable contre-performance fut contre le Pingouin. A Nivelles, nous avons laissé filer les trois points». Fidèle à sa ligne de conduite, le noyau n'a pourtant pas énormément évolué. Mise à part le départ de Patrick Pille et de Jérémy Zembsch, compensé par l'intégration de jeunes joueurs tels Adrien Lebrun ou Elliot Van Strydonck. Comment expliquer alors ces résultats qui rétrogradent le club bruxellois en position de barragiste ?

«Notre défense a été quelque peu chamboulée et les jeunes doivent encore trouver leurs repères, mais je suis confiant car ils ont beaucoup de potentiel. La plupart des équipes sont très motivées à l'idée de se payer le scalp du Léo, et jouent à 200 pour cent contre nous. J'ai l'impression de recevoir un marquage de plus en plus serré des défenseurs adverses...»

La concurrence est sans doute plus acharnée que par le passé, car de nombreux clubs présentent des équipes très compétitives grâce, notamment, à l'apport de joueurs étrangers. Un pas que le Léo n'a pas franchi. «Pourquoi aller chercher ailleurs ce que l'on peut avoir chez nous ? On a toujours réussi à former et à attirer les meilleurs joueurs belges, et pour l'instant cela fonctionne. Ceci dit, c'est vrai que le niveau s'est considérablement relevé ces dernières années et la compétition est très ouverte. Cela me plaît énormément car le challenge est réel».

A bientôt 36 ans, la motivation, en tout cas, est toujours intacte chez Xander. «C'est ma cinquième saison au Léo, et comme chaque année nous visons le titre. Physiquement, je me sens très bien, même si à mon âge, il vaut mieux voir au jour le jour. Non, croyez-moi, le Léo va bientôt se réveiller...» Les joueurs de l'Orée, adversaire ce vendredi des Ucclois, sont prévenus.

© Les Sports 2005