Alex de Chaffoy n’a pas l’habitude de fuir ses responsabilités. Avec franchise, le successeur de Mika Van Cutsem est revenu sur l’entame de championnat du Léopold. Il n’hésite pas à prononcer les mots "catastrophes" et "échecs". Huitième au classement avec 6 points et 4 défaites, ce fleuron de Bruxelles tarde à trouver sa vitesse de croisière.

Alex de Chaffoy, aviez-vous imaginé un départ si catastrophique ?  

Tout sportif vise toujours la victoire. Au niveau des points, le bilan s’avère catastrophique. Nous devrions totaliser six unités de plus. J’ai des contacts quotidiens avec les dirigeants. Nous avons tous conscience que nous avons raté notre départ.  

Pourquoi l’équipe peine-t-elle à trouver ses marques ?  

Notre préparation a été chaotique. Mes renforts argentins et espagnols n’ont pas été à la hauteur. Un des Espagnols s’entraîne en dehors de l’équipe car il doit, d’abord, retrouver sa forme. Et Rossi ? Il a été opéré fin juillet. Il a dû faire l’impasse sur toute la préparation. Il a débarqué au premier match sans s’être entraîné en juillet et en août.  

A quoi attribuez-vous l’échec de ces dernières semaines ?  

Nous manquons de réussite car nous ne parvenons pas à gérer les moments-clefs d’une rencontre.

Comme par exemple les 5 dernières minutes de la rencontre contre Louvain. Vous meniez 3-2 sur votre terrain…  

Le groupe ne manque pas de talent, mais la moyenne d’âge reste très jeune. Les anciens doivent davantage canaliser le groupe dans les moments critiques.  

Ce qui n’a pas été le cas ?  

Ces joueurs n’ont pas pris le recul nécessaire pour temporiser dans ces moments stratégiques. S’ils ne remplissent pas leurs devoirs extra-sportifs sur le terrain, je ne peux rien y faire.  

Vous êtes quand même leur entraîneur. Comment vivez-vous une rencontre depuis le bord de terrain ?  

Parfois, j’aimerais prendre un stick et jouer 5 minutes pour inscrire un but. Je vis une rencontre comme mes joueurs. Je n’arrive pas à être serein. Je reste 100 % dans le feu de l’action.  

Une formule "à la Vitali Kholopov" (mi-joueur, mi-T2) aurait-elle pu vous convenir ? 

Comme vous, il a 44 ans… Je refuse de jouer Jurassic Park sur le terrain. Le Léo n’a pas comme politique de faire monter des éléments si âgés.  

Quand les résultats ne suivent pas, l’entraîneur est le premier fusible qui saute. Vous sentez-vous sur un siège éjectable ?  

Le groupe fait preuve de solidarité. Nous nous soutenons. En discutant avec les dirigeants du club, je n’ai jamais senti qu’ils me mettaient sur la sellette. Je ne peux pas tout changer. Les bases de ce groupe sont positives.