Deux ans que Giles Bonnet a succédé au Hollandais Bart van Lith à la tête de l'équipe nationale. Et s'il faut en croire l'ancien capitaine de l'équipe sud-africaine, beaucoup de chemin a été parcouru depuis lors: «L'approche des matches a été modifiée de fond en comble. La condition physique est devenue irréprochable. L'équipe est beaucoup mieux organisée, chacun sait ce qu'il a à faire au sein de l'équipe et n'essaie pas d'en faire trop. Notre pc s'est nettement amélioré (10 buts sur les 15 derniers essais) et ne dépend pas entièrement du titulaire actuel, Zoulou Brulé: trois autres joueurs peuvent le remplacer: Luycx, Reckinger et Petre. Enfin, je dois dire que l'encadrement de l'équipe est excellent.»

Des points, sans doute, restent à améliorer. «En effet, nous avons encore une marge de progression. Nous ne concédons plus beaucoup de buts sur phase de jeu, et notre système de jeu fait que l'adversaire a très peu d'occasions de tirer du bord du cercle, mais nous prenons encore trop de buts sur pc défensif. Ce qui peut s'avérer très dangereux contre les équipes dont le jeu est axé sur la recherche du pc. Nous devons également améliorer la gestion de certains moments cruciaux du match, comme juste après un changement de score ou dans les cinq dernières minutes. D'une manière générale, nous avons tendance à mieux jouer contre les bonnes équipes.»

Barcelone, on l'a dit, est un dernier baromètre sérieux avant le préolympique de Madrid. «C'est un tournoi très important. D'abord, il mesure ce que nous valons dans la hiérarchie européenne. Ensuite, c'est une dernière occasion de se mettre au point face à une forte opposition. Il faut rester réaliste: nous commençons par les deux plus gros adversaires et il faut tenir compte d'un 0 sur 6 au départ. Ce que nous voulons, c'est rester compétitifs et être bien dans le bain lorsque nous affronterons les trois autres adversaires de la poule. Il est réaliste d'espérer une 5e place, même si cela signifie un recul par rapport à 1999.»

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