Au terme d’un match presque aussi terne que le temps, le Watducks s’est imposé fort logiquement. De véritable sommet, il ne fut jamais question dans une rencontre où l’Héraklès ne put reproduire les prestations emballantes et tournées vers l’offensive des dernières semaines. Dès l’entame du match, les Canards mirent la pression et se créaient quelques occasions par Cosyns, Boccard mais surtout de Paeuw et Van Hove, tous deux très actifs et hargneux sur leur flanc droit. Les Lierrois se contentaient de défendre, plutôt efficacement, mais pour reperdre quasi immédiatement la maîtrise de la balle. A ce jeu, c’est Boccard qui finit par trouver l’ouverture (0-1) bien servi au point de stroke par une passe tranchante de Luycx. Il fallut attendre la toute fin de mi-temps pour voir une timide réaction des joueurs locaux. Le tir en revers de Garske, trop enlevé, n’inquiétait cependant pas Vanasch.

Dès la reprise, le Wat tentait de faire le "break" mais se heurtait à un Timmermans vigilant. A force de se contenter de défendre, l’équipe locale subissait de plus en plus les échanges. Sur une longue passe dont il a le secret, Van den Balck trouva intelligemment de Paeuw qui forçait le pc. Sur une phase qu’il faudra certainement décortiquer à l’analyse vidéo, Max Luycx, décalé à gauche, doubla la mise d’un sleep bien placé (0-2). L’Héraklès tentait bien de réagir mais de manière trop désordonnée, et probablement trop tardive, pour faire réellement basculer le cours du match. Et c’est encore sur pc, et encore via un sleep de Luycx (0-3), que le Wat ponctuait une fin de rencontre qui valut surtout par la rentrée de Dohmen. A l’issue des débats, Thomas Van den Balck, auteur d’une belle prestation, ne cachait pas sa satisfaction : "On a joué rapidement sur les ailes et on a su éviter leur jeu physique" et rappelait les ambitions de son club : "On veut terminer premier pour être directement qualifiés pour l’EHL et puis penser au titre. Avec le potentiel qu’on a, 6 internationnaux A et 5 moins de 21, on en a certainement le potentiel. On est plus complets que l’année dernière". De son côté, le robuste et valeureux Jérémy Schuermans ne pouvait que regretter le manque d’occasions franches. Les spectateurs neutres regretteront sans doute eux le manque de saveur de ce "sommet".