Simon Vandenbroucke avait le sourire en sortant de sa visite tant attendue chez le cardiologue. Atteint du Covid-19, le successeur de Vincent Vanasch au Watducks avait été considérablement affaibli par le virus. A la mi-mai, il avait quitté l’hôpital de Braine-l’Alleud après un séjour de 23 jours dont 12 aux soins intensifs. Le coronavirus l’a sérieusement touché. Son état de santé général s’est dégradé à vive allure alors qu’il avait toujours passé les tests de santé avec facilité. "Mon pronostic vital a été engagé car tout se combinait. Mon cœur a été affecté. J’ai souffert d’un œdème, d’une myocardite et de la maladie de Kawasaki", poursuit le Waterlootois. Le Covid-19 a atteint mes poumons, mes reins, mes intestins, mon estomac et mon cœur. Nous pensons que j’ai été victime du virus et d’une infection sur le côté."

Durant le dernier mois, il a vécu au ralenti, profitant des petits bonheurs du quotidien. Mardi, à 10h, il avait l'un des rendez-vous médicaux les plus importants de sa vie. "J'évitais d'y penser ces derniers jours, mais c'est comme un examen à l'université. On se prépare, mais le stress arrive la veille."

Le stress s'est vite envolé. Sa cardiologue l'a pleinement rassuré. Après avoir passé une échographie et un test à l'effort, le verdict est tombé. "Tout est très positif. Je peux reprendre le sport, mais pas encore le haut niveau." Mardi, il avait déjà prévu une sortie running de 3 kilomètres. Vendredi, il recevra un programme de son kiné. "Je sens que mon état s'améliore. Je retrouve plus d'énergie. Mes muscles se renforcent. Je tiens à rappeler aussi que je n'ai jamais été au plus mal. Je n'ai jamais senti une fatigue insurmontable. J'espère que le Covid-19 appartiendra bientôt au passé."

Sa cardiologue a été formelle. Dès le mois d'août, il sera à 100%. "Oui, en septembre, je serai entre les perches du Watducks avec un corps en état de marche à 100%. Je ressens un poids en moins. J'ai vécu un jour déterminant."