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Hockey

Il faudra battre la Malaisie...

Publié le - Mis à jour le

La Belgique est passé à côté de son sujet lundi midi en concédant un match nul peu réjouissant face au Canada (2-2). Certes les chances des Diables Rouges de jouer les matches de barrage pour une qualification olympique demeurent mais cela se complique sérieusement. En effet, la Malaisie a tenu en échec le Pakistan 0-0. Cela oblige donc les Belges à battre ce pays asiatique qui ne nous réussit que très rarement. Ambiance...

Pourtant, les Belges sont bien entrés dans ce match. Rapide et précis, ils prenaient directement les commandes de la rencontre. La Canada était réduit à défendre devant son cercle. Mais la domination belge restait stérile et à vrai dire tout cela ne méritait pas un petit but. La seule réelle occasion du premier quart d'heure fut un arrêt déterminant du gardien canadien sur un pc belge: la balle déviée heurta Coudron qui n'eu poussa de volée la balle au-dessus. Pour le reste rien à signaler si ce n'est un jeu latéral belge...

Le but attendu tomba du stick de Brûlé sur pc à la 26e. Le plus difficile semblait être fait. C'est alors que la machine belge s'enraya: en quelques minutes la Canada revenait au score via Campbell, mal marqué dans le cercle, et prenait l'avantage deux minutes plus tard sur un stroke pour une faute de Pêtre. Désillusion.

La seconde période ne fut guère emballante: jeu stérile et sans imagination des Belges, peu ou pas de construction et puis surtout de grosses lacunes techniques en zone de conclusion. Heureusement qu'en face, le Canada n'était guère meilleure et c'est finalement à la 49e sur un beau travail de Dewever que la Belgique revenait au score.

La Belgique soigna quelque peu sa fin de match mais sans pour cela se montrer dangereux. Sans patron sur le terrain, les Diables Rouges semblaient manquer de caractère. Et c'est sur un pc canadien, bloqué, que la rencontre s'achevait.

Avec 2 points sur 9 et une 5e place, la situation des Diables Rouges dans le groupe B n'a pas l'air si brillante. Mais Maxime Luycx ne partage pas ce jugement: «Nous aurions signé au départ pour commencer par 1 sur 6 contre l'Inde et le Pakistan. Notre match nul contre la Nouvelle-Zélande, en dominant largement, est peut-être un peu décevant mais le caractère que nous avons montré est très motivant pour la suite. Il nous reste les rencontres contre les équipes présumées moins fortes, à nous d'y réaliser de bons résultats. En attendant, nous sommes dans les temps. Si je ne me trompe, il y a 4 ans à Osaka, nous étions déjà virtuellement éliminés à ce stade.»

Il est vrai que les Diables Rouges ont leur sort en main. Ce lundi, le Canada (avec 0 sur 9) sera obligé de gagner s'il ne veut pas être éliminé mathématiquement. Un atout pour les Diables? «Nous ne sommes pas en train de calculer, corrige Max. Nous avons notre structure et notre style de jeu, on s'y tient. Le groupe est très solidaire, c'est la garantie que les consignes tactiques seront respectées. Pour le reste, je constate qu'aucun match n'est facile. Toutes les équipes jouent pour prendre des points. Mê- me la Hollande et l'Espagne ne mobilisent que quatre ou cinq joueurs à l'attaque. Si nous avons des espaces libres, cela nous permettra de faire jouer notre pc qu'on n'a pas beaucoup vu jusqu'ici : quatre en trois rencontres, ce n'est pas beaucoup. Mais il y a six semaines, ici même à l'entraînement, il rentrait très facilement.»

Le Canada a jusqu'ici terminé ses matches en force, marquant pas moins de cinq buts dans les dix dernières minutes. «Oui, mais il ne faut pas oublier qu'ils sont revenus deux fois de 4-0 à 4-2, en profitant d'une certaine déconcentration adverse. Je ne sous-estime pas le Canada mais c'est un travers dans lequel nous essayerons de ne pas tomber. Chaque joueur, même en moins bonne forme ce jour-là, se donne à 100%. Ça devrait porter ses fruits.»

L'arrivée d'un contingent de supporters a été aussi un précieux adjuvant pour les Diables, à en croire Maxime Luycx. «Ça fait plaisir de voir qu'il existe des gens qui s'intéressent aux résultats de l'équipe nationale. Nous évoluons rarement en Belgique et quand c'est le cas, c'est souvent devant des banquettes vides (NdlR: voir évoluer la Grèce un lundi soir n'est, en effet, pas le type d'affiche qui va faire courir les foules). On a du coup envie de leur faire plaisir: leur soutien est très important.»

La suite? Le Waterlooti l'envisage plus que sereinement. «Il y a quatre mois, j'avais déjà dit que j'étais très optimiste. Je ne vois aucune raison de changer d'avis actuellement.»

© Les Sports 2004

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