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Pour saluer l'arrivée de précieux renforts pour le championnat belge, "La Libre" a rencontré deux nouvelles "stars" emblématiques. Voici un avant-goût des interviews du Néerlandais Matthijs Brouwer et du Néo-Zélandais Hayden Shaw, publiées ce vendredi dans notre supplément.

Quel rôle jouerez-vous dans votre club ?

Hayden Shaw : "Je ne coacherai pas d'équipe en particulier, mais je donnerai des entraînements spécifiques à toutes les catégories de jeunes durant toute la saison. J'en profiterai aussi pour visiter. Ma fiancée Johanna m'a accompagné et nous aimerions découvrir l'Europe. Tout a l'air tout près ici. En une ou deux heures, nous pouvons être en France, aux Pays-Bas ou en Allmemagne. Nous souhaiterons aussi aller à Rome un week-end où il n'y a pas championnat. En Nouvelle-Zélande, nous n'avons que de l'eau autour de nous... (sourire) Nous habitons dans le centre d'Anvers et c'est ville superbe."

Matthijs Brouwer : "Quel rôle jouerez-vous dans votre club ? Je viens simplement jouer et j'espère le faire le mieux possible. J'ai suffisamment de quoi m'occuper à côté. J'avais déjà une société de trading d'objets chinois de toute sorte aux Pays-Bas et là je viens de reprendre une affaire de réparation de montres. Je me contenterai donc de faire des aller-retours. J'ai une très belle maison à Den Bosch et une bonne voiture... En revanche, il se peut que je traîne de temps à autre à Anvers pour faire un peu de shopping. C'est une très chouette ville."

Au fond, quel est le statut d'un joueur de hockey de haut niveau dans votre pays ?

Hayden Shaw : "Amateur, comme en Belgique. Nous n'avons même jamais été défrayés en équipe nationale. C'est aussi un des aspects qui m'a attiré. En Europe, il y a tout de même moyen de gagner un peu d'argent, tout en étant bien soigné. En Nouvelle-Zélande, j'ai également joué pendant sept ans au cricket pour Canterbury en première division. Là, nous étions professionnels. Il faut dire que le cricket, chez nous, est immensément populaire..."

Matthijs Brouwer : "Nous pouvons considérer que nous vivons comme des professionnels. On s'entraîne tellement désormais que cela correspond pour ainsi dire à un plein temps. La seule différence, c'est le salaire. En tant qu'international, je recevais une compensation financière de l'Etat par le programme Stipendium ainsi qu'une voiture de la part de notre comité olympique. Cela correspondait environ au salaire minimum. Ce n'est pas avec le hockey que l'on devient millionnaire (sourire), même si notre sport jouit de pas mal d'intérêt aux Pays-Bas et que les clubs sont bien structurés. En revanche, ce que le hockey m'a apporté, ce sont les contacts pour ma vie professionnelle. Et je m'attelle à les utiliser..."