Depuis dimanche, l'Héraklès respire plus librement. Le match de la mort contre l'Orée a été mené à bien. L'homme du match? Sans conteste Xavier Reckinger, dont la métamorphose au repos (il était défenseur, il devint attaquant) fit particulièrement mal aux Woluwéens. Le but, finalement décisif, qu'il inscrivit à un quart d'heure de la fin sur un joli exploit personnel vaudra sans doute son pesant de cacahuètes.

«Ce ne fut certainement pas notre meilleur match de la saison» tempère l'international hérakléen. «Mais pour une fois, nous avons gagné. Ce n'est pas encore fini, mais avec encore trois matches à domicile et cinq points d'avance, on peut commencer à envisager l'avenir avec un certain optimisme».

Fautes de concentration

Libero de formation, Xavier Reckinger a déjà joué en front de bandière... en équipe nationale. Une des trouvailles de Giles Bonnet qui n'avait pas fait l'unanimité, mais à voir dimanche la facilité avec laquelle il a éliminé son défenseur et dribblé le gardien pour marquer d'un angle très fermé dans un geste d'attaquant typique, il y avait de l'idée... «Ça ne me dérange pas du tout de jouer à l'attaque» précise-t-il. Ce qui ne surprendra personne...

Mais au fond, que fait l'Héraklès aussi bas? Cette équipe a déjà souvent prouvé qu'elle savait jouer au hockey. «Justement, je trouve que nous avons un excellent groupe, mais nous manquons de maturité. Dans les moments décisifs, on craque. On rate des buts tout faits, ou on commet des petites fautes de concentration à l'arrière qui coûtent un but. La semaine précédente au Léo, ce fut particulièrement typique: nous avons bien joué au hockey, nous avons par moments franchement dominé les champions en titre, mais au total, ils gagnent 4-0! Je peux repasser comme ça toute la saison en revue. Regardez le classement et vous verrez que la différence entre l'Antwerp et nous, c'est la qualité de la défense».

La descente... une petite catastrophe pour un grand club. Michel Schuermans disait à l'issue du match: «maintenant, nous allons garder nos jeunes» Y a-t-il vraiment péril en la demeure? «On ne sait jamais. En ce qui me concerne, préparer la campagne olympique en D 2 ne serait vraiment pas une bonne affaire. On ne sait pas non plus comment vont réagir les étrangers. Le seul pour lequel ça ne changerait sans doute rien, c'est Benoît Dautel, qui va retourner au Pingouin lorsque les Nivellois seront montés».

Justement, parlons-en, de l'équipe nationale. Les derniers résultats sont plutôt encourageants. «Le groupe évolue très positivement. Nous nous entraînons très souvent ensemble et l'ambiance au sein du groupe est excellente. De plus, nous commençons à être performants sur pc. Il n'y a pas de secret, je fais 400 sleeps par semaine et Zoulou Brulé près de 600! Depuis le stage de Barcelone, on sent l'équipe monter en confiance. Le championnat d'Europe, en septembre, sera un test important».

En effet...

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