Les Diables Rouges vont aux JO ! La nouvelle, maintes fois espérée, toujours différée, est enfin réalité, pour la première fois depuis 1976 et la génération - teintée d'Ucclois - des Miserque, Moraux, Maroye, Urbain... Mais peu importe l'origine des joueurs, ceux-ci ont fait bloc et ont ramené un trophée historique - une médaille de bronze européenne - et une qualification qui ne l'est pas moins, puisqu'elle met fin à 32 ans de disette et à des frustrations incroyables comme celle de Madrid il y a trois ans et demi. Ce résultat est le fruit de plusieurs années d'efforts, mais aussi et surtout d'un esprit d'équipe sans faille, où chaque joueur se bat pour son voisin. Le changement de coach décidé au début des vacances a sans doute été l'élément décisif. Sous Bonnet qui était certes un grand professionnel - sauf dans ses relations avec la presse -, les joueurs étaient crispés et, à force de consignes tactiques, avaient fini par perdre confiance. Il fallait cependant du cran pour changer d'attelage six semaines avant une échéance capitale. Cela fait plaisir d'entendre les joueurs, francophones et Flamands confondus, chanter la Brabançonne avant chaque match et rester unis comme les doigts de la main. Pour les hockeyeurs belges, l'union fait la force. Nos politiciens pourraient incontestablement en prendre de la graine.