Vu le retour d’un championnat linéaire, certaines équipes ont déjà joué la moitié de leur saison. Pour d’autres, l’espoir demeure de poursuivre le championnat régulier par le play off. Parmi ces prétendants avoués, figure le Léopold.

Comme chaque année, certains observateurs se plaisaient à écarter ce pilier de notre championnat de la lutte pour le titre. Et pourtant, comme chaque année, le Léopold a démontré qu’il avait des ressources cachées. Parmi les artisans du succès léonin, John Verdussen occupe une belle place. Il nous livre les secrets de la réussite uccloise.

"Depuis deux ans, l’équipe a enregistré quelques départs de choix dont John-John Dohmen, Chouchou De Saedeleer ou encore Patrice Houssein", se souvient l’attaquant rayé. "Mais nous avons toujours maintenu le bon cap, contre vents et marée. Je pense que le Léo a prouvé sa capacité à puiser dans ses jeunes recrues pour rester à flot."

Selon John Verdussen, un homme se cache derrière les succès du club de l’avenue Dupuich : Michael Van Cutsem. "Il est arrivé il y a deux ans, poursuit l’Ucclois. Il nous a apporté la vidéo, une approche professionnelle et rigoureuse du hockey. En plus, son message passe à la perfection, car il reste humain et à notre écoute."

Quatrième après onze rencontres, le Léopold vogue à quelques encablures de l’invincible Watducks, du séduisant club louvaniste et de la surprise nommée Racing. "Nous sommes à notre place. Nous ne méritons pas d’être plus haut. Actuellement, nous courons toujours derrière notre véritable niveau. Durant un match, nous avons encore des passages à vide, sauf le week-end dernier contre l’Orée."

Le Watducks est redoutable

La marque de fabrique du Léopold réside dans sa capacité à répondre présent au bon moment. "Lorsque nous sommes au pied du mur ou face à un adversaire direct, nous sommes capables de gérer la pression et de sortir le grand jeu. J’aimerais que nous apprenions à évoluer durant 70 minutes avec une concentration maximale. Le problème n’est pas d’ordre physique."

Le finaliste du défunt play-off vise plus haut cette saison. Pour ce faire, il faudra trouver la parade face au Waterloo Ducks.

"De toutes les équipes que nous avons rencontrées cette saison, j’ai été marqué par la force du Watducks. Il a une forte aptitude à trouver le chemin des filets. Je me souviens de notre affrontement. Nous les avions laissé rentrer dans le cercle à cinq reprises. Ils ont inscrit cinq buts. Nous n’avons pas la même réussite. De l’autre côté du classement, je pointerais l’Old Club et le Pingouin. Les Liégeois doivent encore se faire les dents au plus haut niveau. Quant aux Nivellois, ils présentent une très jeune équipe qui ne tourne pas."

John Verdussen, du haut de ses 21 ans, veut encore grandir dans ce sport qui a fait et fait le bonheur de toute sa famille. "Mon futur ? Au Léo, répond du tac au tac le joueur. Je ne quitterai jamais ce club qui m’a fait naître au hockey. Je rêve de participer un jour à une Coupe européenne avec le club. Sinon, avec l’équipe nationale, j’aimerais ressentir l’émotion d’une participation aux JO", conclut celui vient au secours des arbitres. "Le Léo a une réputation d’équipe contestataire envers les arbitres. Je pense que les arbitres ne sont pas mauvais. Mais les joueurs sont de mauvaise foi. Disons qu’il ne faudrait pas que les joueurs fustigent trop souvent les décisions arbitrales." Une sage parole à méditer