La douche froide

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Hockey

Thomas Lejeune Debarre

Publié le - Mis à jour le

Pendant que toute la Belgique du hockey s’échinait à trouver des images ou des commentaires de la finale du tournoi qualificatif de Quilmes, les Red Lions parvenaient à remplir leur contrat prendre l’avantage sur l’Argentine, qui avait signé un match de belle facture, jeudi, lors de la première confrontation entre les futurs finalistes.

Alors que les joueurs locaux, poussés par un public en voix, pressaient les Belges dans leur camp, ils eurent la désagréable surprise de voir Cédric Charlier ouvrir le score (0-1). Le match était encore long, et les avants argentins ne baissaient pas les bras. C’était toutefois Jeffrey Thys qui conclut une contre-attaque d’une déviation et creusait l’écart (0-2).

Le match n’était pas plié. Les Caballeros butaient sur un milieu de terrain belge bien organisé. A la reprise, cependant, Ibarra profita d’un pc pour relancer son équipe (1-2). On craignait d’assister à un remake de jeudi en négatif, mais Jérôme Dekeyser relançait les Lions d’une nouvelle déviation (1-3), un avantage qu’annihilait Ibarra sur stroke (2-3), avant que les Argentins ne renversent carrément la vapeur par Vila et Almada en fin de match (4-3). Le retour des vieux démons pour les Belges, qui sont passés du paradis à l’enfer en l’espace d’un quart d’heure.

Le capitaine Max Luycx était évidemment déçu après cette défaite lourde en conséquences: "J’aurais préféré perdre 3-0, car, selon moi, hier, on a joué un match plein et on a montré un très bon niveau. Deux décisions arbitrales défavorables nous ont fait très mal, mais elles font partie du jeu". Au-delà de la déception légitime, Max Luycx est confiant pour l’avenir de la sélection "Ce n’est pas facile de se qualifier pour les grandes compétitions internationales quand on est en Europe. Mais cette équipe a un bel avenir devant elle".

Meilleur buteur des Lions, Jérôme Dekeyser a eu le 1-4 au bout du stick, ce qui aurait vraisemblablement tué le match. "En marquant le 1-3, je pensais vraiment que c’était fait", dit-il. "Quand les Argentins marquent leur stroke, on doit continuer à jouer notre jeu, malheureusement nous nous sommes dispersés".

Quant au président fédéral, Coco Coudron, déçu bien évidemment, il y allait d’une jolie métaphore: "Nous sommes passés de 5e en 4e vitesse, mais cela ne veut pas dire que nous serrons le frein à main ni que nous repartons en arrière. Et nos filles auront elles aussi une belle carte à jouer le mois prochain."

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