La mésaventure du Daring a donc pris fin ce dimanche. Sur vingt-deux rencontres, pas une n'aura vu le club molenbeekois remporter la moindre unité. Tout au long de la saison, les hommes de Yetty Krick n'ont pourtant pas démérité. A plusieurs occasions, ils auraient pu revenir avec l'une ou l'autre unité. «Ce fut le cas contre le Léo ou le Well», se souvient Yetty Krick qui n'est pas encore sûre d'accompagner ses troupes l'année prochaine en D 2. «Cela dépendra notamment de l'équipe dont je disposerai», poursuit-elle. Il s'avère en effet que Vander Schelde rejoindrait le Waterloo Ducks et que d'autres éléments importants tels Sinia, Crauwels et Walravens pourraient déménager au Baudouin.

Contre Louvain, ce dimanche, le Daring n'a guère eu l'occasion de croire longtemps en ses chances puisque dès la 3e minute, un mouvement limpide impliquant Fabrice Bourdeaud'hui et Thierry Renaer terminait dans la lucarne grâce à un shot de Jean Collin. A la 10e, c'était au tour de Barratt-Jones de faire monter le score, bien isolé par Noël (0-2). On s'attendait alors à connaître une nouvelle après-midi dramatique pour le Daring mais l'équipe locale réagit avec courage en se créant quelques belles occasions par Vander Schelde et Faveyts qui atténuait le score avant la mi-temps: 1-2. En début de seconde période, ce sont même les Molenbeekois qui mettaient la pression sur une équipe louvaniste amorphe. C'est pourtant Barratt-Jones qui remettait de l'ordre en inscrivant le 1-3, bien servi par Thierry Renaer. Vander Schelde transformait alors un stroke mais Barratt-Jones et Mikula, malgré une piètre prestation d'ensemble des leurs, mettaient tout le monde d'accord en fin de match: 2-5.

Inquiétante, l'apathie actuelle de Louvain? «Il y a en tout cas un certain laisser-aller mental dans le chef d'une moitié de mes joueurs», concluait Etienne Van Lembergen, le coach des Universitaires.» Il est temps qu'ils réagissent car les play-off, c'est le week-end prochain!»

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