Au classement des clubs les plus appréciés de la Division Honneur, le Braxgata ne figurerait probablement pas dans le Top 6. Certains clichés restent tenaces. Décrié par sa politique de transferts ou par son côté "arriviste", le Brax s’efforce de remettre son ouvrage sur le métier. L’entité apprend vite. Elle grandit vite aussi.

En trois saisons au sein de l’élite, les troupes d’Erik Gysels se sont érigées comme l’un des clubs phares de notre pays. Accueillant l’équipe nationale dans ses installations, il a commis certaines erreurs de jeunesse. Ainsi, l’an passé, la matricule a accueilli des joueurs néo-zélandais. Un échec comme le confirme un jeune du cru, Hans Van Dam.

"Ils sont arrivés comme des stars et ne jouaient pas pour l’équipe. Cette saison, on a acheté des joueurs qui bossent pour un collectif. Je ne pense pas qu’on dépense plus d’argent au Brax que dans d’autres clubs. De plus, il est vrai que le matricule ne s’appuie pas sur un grand passé glorieux. Le club ne possède pas un livre d’or ancestral, mais nous construisons chaque jour notre histoire en trimant comme les autres équipes."

L’élève rejoint progressivement ses maîtres. Sur le plan sportif, le Braxgata a grimpé à une cinquième place, synonyme de son meilleur classement en DH. "Nous ne ferons les comptes qu’en fin de saison, relativise le médian offensif. Nous avons profité d’un calendrier favorable. Nous sommes plus sereins avant de défier le Watducks, Louvain, le Léopold ou l’Antwerp. Aujourd’hui, nous remportons les matches pour lesquels nous sommes favoris, ce qui fait la différence."

Comme ses coéquipiers, Hans Van Dam applique des schémas de jeu assez simples. Outre la solidarité sur le terrain, le Brax joue par petites passes. Tels sont les préceptes qu’ils apprennent en école de jeunes à Boom. Olivier Kleynjans, Roy Brocken, Mats Hannes, Matthias Cuypers, Benjamin et Hans Van Dam, Matthias Dubois, autant d’adolescents sortis de l’école de jeunes qui ont touché le Graal en équipe première. "Avant, j’étais le seul à avoir intégré des équipes nationales en jeunes. Désormais, nous sommes 4-5 sportifs."

Si certaines pseudos-stars ont nui à l’image des Boomois, d’autres marquent la jeune histoire du club. Reckinger et Dekeyser méritent leur statue au Schorre. "Il y a trois ans, nous comptions tout le temps sur eux car nous ne possédions aucune expérience de l’élite, reconnaît Hans Van Dam. Nous étions perdus sans eux car la balle filait trop vite. L’an passé, nous jouions pour les Néo-Zélandais sans former une véritable équipe. Maintenant, nous n’avons plus besoin d’un joueur pour faire la différence. Jouer au côté de Jay (Dekeyser) facilite notre jeu. Outre son talent et son charisme, il concentre sur sa personne les défenses adverses, laissant un peu de champ aux autres attaquants."

A titre personnel, Hans Van Dam, qui s’était essayé au basket-ball et au football, ne connaît pas encore bien les contours de son futur sportif. Quand il aura son diplôme d’ingénieur commercial sous le bras dans un an, il ne continuera que si les deux activités sont compatibles. "J’ai envie de poursuivre car le projet du club vise le long terme." A 22 ans, il a effectivement la vie devant lui