WHITE STAR 2-3 LA GANTOISE

Début de seconde période, le score est toujours vierge, le White Star tente d'inscrire son but libérateur, Quentin Noël, seul en tête de cercle, reçoit la balle et arme un tir vers un but dégarni l'espace d'une seconde. Confondant vitesse et précipitation, il tire à côté de tout, de la balle et du goal. Une image qui reflète bien une rencontre palpitante à défaut d'être de qualité entre un White Star condamné à gagner et une équipe de Gand préparant sans stress son barrage pour le maintien.

C'est parce que le club étoilé a joué avec la peur au ventre qu'il n'a pas remporté un match pourtant à sa mesure. Mais voilà, le White Star se sent bien plus à l'aise dans le rôle du challenger que dans celui du maître de cérémonie. Faire le jeu, ce n'est pas son fort. Cela dit, La Gantoise n'a certainement pas volé son succès. Les joueurs de Pacal Kina ont même livré leur meilleur match de leur saison. «Il fallait que cela tombe sur nous », ironisa Alain Boon à nouveau très lucide lorsqu'il s'agit d'analyser une rencontre. « Je ne peux rien reprocher à mes joueurs qui se sont battus. Mais, si la balle n'a pas tourné pour nous aujourd'hui, c'est quelque part de notre faute. Nous n'avons pas bien joué, c'est certain. Tout cela est dommage car l'appétit est venu en mangeant. Toutefois, notre saison est loin d'être terminée. Il reste la Coupe»

Privé de Marc Coudron, blessé et absent jusqu'au 24 mai, le White se montra maladroit au pc, son point fort. Il n'en convertit qu'un seul sur 8 essais, les dés étaient pipés. Pourtant, lorsque l'inévitable Willems propulsa son équipe au commandement, on ne pouvait prévoir un autre scénario que celui de la victoire everoise. Mais sur des contre-attaques parfaitement menées et quelques hésitations de la défense, La Gantoise allait inscrire trois buts coupant bras et jambes aux Étoilés. Pas vraiment du vol puisque la domination du White Star s'arrêtait dans le cercle défendu brillamment par De Leenheer, le gardien gantois titulaire qui faisait sa rentrée après 8 mois d'absence.

Avec l'énergie du désespoir, Willems & C°, sous l'oeil attentif d'un Coudron en duplex avec Brasschaat, revint à 2-3. Mais il était trop tard. Beaucoup trop tard.

© La Libre Belgique 2001