Hockey

La porte des Jeux entrouverte

Raphaël Meulders

Publié le - Mis à jour le

Les "Panthères" belges jouaient ce vendredi au petit jeu du "tout ou rien". En cas de défaite ce vendredi face à la France lors des demi-finales du championnat d'Europe B disputé à Rome, la Belgique perdait en effet toute chance de disputer les Jeux olympiques en 2012. Et par la même occasion, tous les généreux subsides du COIB... Une victoire face à nos voisines d'Outre-Quiévrain signifiait par contre une remontée parmi l'élite européenne et un premier pas vers Londres 2012.

Visiblement paralysées par la taille de l'enjeu, les Belges entamèrent la rencontre de manière catastrophique en encaissant un but dès la 3e minute de jeu des œuvres d'Apolline Rogeau (0-1). Peu à l'aise, les "Panthères" mirent plus de vingt minutes pour retrouver leur jeu. Mais une fois la machine mise en place, les artilleuses belges flinguèrent la gardienne adverse de tous côtés. Avant la pause, la Belgique repassait ainsi devant grâce à trois buts (venus des sticks de Jill Boon, Dorianne Meuwese et Valérie Vermeersch sur pc) inscrits en l'espace de... 7 minutes. 3-1, un score qui aurait pu être plus large encore pour nos "Panthères" qui galvaudèrent plusieurs occasions.

Le 2e acte vit le même scénario que le premier et les Belges se firent à nouveau peur en laissant leurs adversaires revenir dans la partie suite à un but de Philippine Berly (3-2). Mais à nouveau, les "Panthères" mirent le pied sur l'accélérateur au bon moment, en réussissant cette fois à transpercer trois fois l'arrière-garde française en cinq minutes. Charlotte De Vos (2X) et Sofie Gierts (sur stroke) mirent ainsi définitivement la Belgique à l'abri (6-2). La fin de rencontre fut plus tranquille pour des Belges qui n'eurent qu'à repousser les rares assauts d'une équipe française découragée.

La Belgique jouera la finale ce samedi. Mission accomplie pour notre équipe nationale et son staff technique qui a poussé un énorme ouf de soulagement en fin de rencontre. "Nous avions énormément de pression avant ce match car c'était tout un plan d'avenir qui pouvait s'effondrer en 70 minutes, explique Zoulou Brulé, l'entraîneur adjoint des Malgré ce but précoce des Françaises nous n'avons jamais paniqué. Le collectif a tenu bon, mais ce sont des étincelles individuelles qui ont fait la différence. Les filles sont récompensées de l'énorme travail abattu ces dernières semaines."

Murray Richards abondait dans le sens de son "second". "Ce groupe a un bel avenir devant lui. Nous avons deux ans pour le perfectionner et l'agrandir dans l'optique d'une qualification pour les JO de 2012."

© La Libre Belgique 2009

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