A douze jours du Championnat d'Europe à Manchester - qualificatif pour les JO 2008 -, l'équipe nationale belge s'est partiellement rassurée lors de la Coupe d'Hambourg. Réunissant les meilleures nations mondiales, le tournoi a vu la Belgique arracher un succès et un nul, pour une lourde défaite.

"Sur le plan sportif, ce fut une riche expérience, souligne Patrice Houssein, le transfuge de Louvain. A Hambourg, nous avons eu un excellent état d'esprit sur le terrain. Je regrette notre premier match face à l'Allemagne. Nous venions d'arriver et n'étions pas à 100 %. Néanmoins, nous avons bien rétabli la situation."

Avec, notamment, une prometteuse victoire face à... l'Angleterre que nous devrons battre lors des Championnats d'Europe dans moins de deux semaines.

"A Manchester, nous aurons 60 pc de chance de décrocher notre ticket pour Pékin. Il faut absolument réitérer notre belle prestation du week-end dernier face aux Anglais. Mais même si nous gagnons, nous sommes capables du pire."

Un style plus décontracté

Justement, pour éviter une énième désillusion dans les dernières secondes des matches cruciaux, la Fédération a décidé il y a quelques semaines d'apporter du sang frais à la tête des Diables. Adam Commens, associé à Philippe Vanhemelen, a la lourde tâche de conduire le hockey belge à Pékin. La méthode Commens n'a que très peu de points de comparaison avec celle de Giles Bonnet.

"Je suis en équipe nationale depuis 1999", poursuit l'ancien joueur du Léo, âgé de 30 ans (en septembre). "J'en ai vu plusieurs, des entraîneurs fédéraux, depuis Alain Geens. Chacun a apporté sa pierre à l'édifice. Adam Commens, que j'avais affronté en moins de 21 en Coupe du Monde, est plus jeune dans sa tête, plus cool. En dehors du terrain du moins. Pendant un match, il est très sévère. Chacun a une mission à remplir. S'il ne le fait pas, il sort. Là où Giles Bonnet passait des heures avec ses débriefings, Adam est plus direct. Ses tactiques sont simples : avoir une symbiose entre le gardien et sa défense, avoir un milieu offensif et une attaque efficace. Nous attaquons à onze, nous défendons à onze. Ce retour à des fondamentaux fait du bien. Il estime qu'on a tous un très bon niveau qui peut rivaliser avec celui de l'Espagne. La différence ? Les Ibériques ne commettent pas de déchets techniques. Nous oui. Ils ne se relâchent jamais durant un match. Nous oui. Ils sont constants d'une rencontre à l'autre. Nous non. A Hambourg, nous avons dynamisé notre capital confiance en alignant enfin deux bonnes prestations de rang."

Cette constance dans un style décontracté tout en étant autoritaire sur le banc, telle est la griffe Commens-Vanhemelen.