Cela jase ferme ces derniers temps dans la Métropole. La semaine dernière, la rumeur courait avec insistance que l'Antwerp voulait se venger du Beerschot, qui lui avait fermé la porte l'an dernier en se faisant battre 7-1 à Uccle, en faisant de même ! On sait ce qu'il en est advenu, l'Antwerp s'imposant 3-5... Les mêmes mauvaises langues font à présent courir le bruit que le Dragons déroulerait le tapis rouge contre le Beerschot dimanche. Jérôme Dekeyser, le meilleur buteur du club de Brasschaat (10 buts), dément toutefois catégoriquement ces propos de comptoir : "C'est vrai que nous ne risquons pas gros, sauf à prendre une véritable dégelée, mais je puis vous assurer que le Dragons jouera le jeu normalement. D'abord, une équipe anversoise en plus dans le Top 6, cela signifie un derby en plus avec tout le lot d'incertitudes et de pression que génère ce genre de match, mais aussi parce que nos supporters nous ont promis une giga-fête si nous gagnons. Pensez, toute l'équipe aurait "free bar" après le match !"

Avec des arguments pareils, on peut compter sur les hockeyeurs pour se surpasser. Mais le Dragons ne devrait-il pas être rassuré depuis longtemps ? "Sur le papier, oui. Mais nous avons eu droit à un nombre record de joueurs blessés" nuance Jérôme, qui arbore lui-même un pansement autour du pouce gauche après être tombé sur sa main à l'entraînement. "Reckinger, Walravens, Brulé et Dewever, cela fait quatre internationaux blessés pour une longue durée. L'ambiance dans l'équipe s'améliore de semaine en semaine. Notre coach, Ronald Hugers, met l'accent sur la communication et la tactique. C'est quelqu'un de très ouvert à la conversation, contrairement à notre entraîneur de la saison dernière, Jay Stacy, qui enguirlandait les joueurs au moins une fois par semaine."

"Nous avons aussi une défense très jeune, même si Mick Beunen et Patrick Gierts apportent leur expérience. Reckinger nous manque beaucoup. Il souffre d'une double hernie discale et on ne sait toujours pas s'il faudra l'opérer."

Pour pouvoir suivre le nouveau rythme d'entraînement effréné de l'équipe nationale (15 heures par semaine) Jérôme Dekeyser a été contraint de fermer son magasin de sports à Brasschaat tous les matins. "J'ai parfois de la peine à suivre le mercredi quand j'entraîne aussi les dames du Dragons" avoue-t-il. N'empêche : après avoir raté Changzhou en raison surtout d'une blessure pendant la phase de préparation, il voudrait fermement ne pas rater les prochains rendez-vous des Diables !

© La Libre Belgique 2006