Le Dragons est prêt. Ce week-end de Pentecôte, dans ses installations du parc de Brasschaat, il veut cracher le feu lors de la 29e édition de la Coupe d'Europe des Clubs Champions. C'est la troisième fois de son histoire que le club anversois organise l'événement. C'est la première fois, cela dit, qu'il accueillera la division A, regroupant les champions des huit meilleurs pays européens. Lorsque nous avons remporté la division B chez nous l'an passé, explique le coach Bert Wentink, les dirigeants n'étaient pas spécialement enclins à se lancer une nouvelle fois dans l'organisation d'un pareil événement. Après réflexion, ils ont réalisé qu'il s'agissait d'une occasion unique de pouvoir accueillir le gratin européen.

Le Dragons a ainsi mis les petits plats dans les grands pour recevoir les champions d'Allemagne, des Pays-Bas, d'Angleterre ou encore d'Espagne, de vendredi à lundi. Nous espérons parvenir à concerner tout le hockey belge. Le but est de faire de ce week-end une grande fête de notre sport. Nous nous sommes bien préparés, en effectuant un stage en Egypte il y a deux mois et en disputant des matches amicaux contre les clubs hollandais de Den Bosch et d'Oranje Zwart. Même si cela risque parfois d'influencer les résultats contre les ténors, je désire que mon équipe offre du spectacle. L'objectif avoué du club anversois est de garder la Belgique en division A de l'épreuve, afin que le Léopold, le nouveau champion, puisse également se produire au plus niveau européen l'an prochain.

OBJECTIF MAINTIEN

Versé dans une poule en compagnie des Allemands du Club ander Alster Hambourg, des Espagnols d'Egara Barcelone et des Ecossais de Western Glasgow, le Dragons sait que la mission passera logiquement par une victoire, le lundi matin, dans un match pour le maintien contre un adversaire de l'autre poule. J'ai été visionner les Allemands en championnat le week-end dernier, confie-t-il. Ils ne possèdent qu'un international dans leurs rangs, l'arrière gauche Biederlack, mais ils ont beaucoup d'expérience, sont impressionnants physiquement et très efficaces. Des Espagnols, je sais qu'ils ont perdu deux ou trois joueurs, dont leur centre-avant Amat. Ils restent néanmoins très forts. Les Ecossais, je ne les connais pas bien mais j'ai jusqu'au dimanche pour les découvrir. Je pense d'ailleurs que la clef de notre tournoi se situera ce jour-là. Il faudra terminer 3e de notre poule pour affronter les Biélorusses de Brest car je n'ai pas envie de jouer le lundi un match pour le maintien contre les Polonais de Grünwald. Même sans Gierts, j'espère que mon groupe tiendra la route.

© La Libre Belgique 2002