ENTRETIEN

Dimanche prochain - si la météo le permet - se disputera un match capital à Kessel-Lo entre les deux protagonistes de la finale 2005, aujourd'hui à la recherche de points pour se qualifier pour le play-off. Louvain-Léo sera l'affiche du week-end. Pas de quoi cependant impressionner Fabrice Bourdeaud'hui. Le médian bruxellois, qui termine sa quatrième saison chez les Universitaires, est plutôt du genre calme. «Nous tournons assez bien depuis la reprise» constate-t-il. «Contre Uccle Sport, nous avons réalisé un de nos meilleurs matches cette saison. Par contre, samedi contre le White Star, ce n'était pas très brillant. La saison, il est vrai, a été un peu chahutée jusqu'ici. Arthur Mikula n'a pas pris le départ avec nous, Thierry Renaer a raté trois matches à cause de son voyage de noces, Manu Leroy s'est blessé... Le premier nommé nous manque pas mal: il savait comme personne décoincer un match et obliger l'adversaire à nous donner des espaces. Cela dit, on est toujours là et on espère bien se qualifier!»

Tout est encore possible, bien entendu, mais il ne serait pas étonnant que, si qualification louvaniste il y a, elle se fasse au détriment du champion en titre. «Les deux équipes sont un peu dans le même sac», analyse Fabrice Bourdeaud'hui. «Nous avons tous les deux un calendrier difficile pour terminer. Il nous reste l'Antwerp, le Pingouin, le Dragons... Les deux clubs brillaient par leur régularité la saison dernière, et c'est tout le contraire cette saison. Ça ressemble un peu à un match de barrage pour le play-off, en effet. Et nous avons encore une revanche à prendre du match aller, où nous avions dominé mais perdu 1-0. Comme d'habitude, un tip-in de de Chaffoy... Il va absolument falloir le contrer cette fois-ci si nous voulons gagner. Pourtant, en mettant Olivier Van Kerckhoven dessus, on fait difficilement mieux comme garde du corps.»

Des semaines bien remplies

Etudiant en médecine en 5e année à l'ULB, Fabrice Bourdeaud'hui fait aussi partie du groupe des internationaux qui se déplacera en Chine au mois d'avril. «Si l'unif m'en donne l'autorisation, car normalement, c'est une période de stage. J'ai introduit les demandes nécessaires mais depuis lors... j'attends leur réponse», raconte-t-il. «Cela fait des semaines bien remplies, c'est le moins qu'on puisse dire. Mais le hockey fait partie de ma vie. C'est ma drogue douce à moi ! » (Rires) «Je n'ai que 17 capes, et donc mon expérience internationale est faible, mais il me semble que la qualification pour la Coupe du monde est jouable

Jusqu'où peut terminer Louvain cette saison ? «Pourquoi pas gagner le championnat? J'y crois encore, même si Waterloo est impressionnant... Je prends pour exemple le Dragons qui, il y a cinq ans, commençait la dernière journée à la 7 e place et a finalement terminé champion. Une fois qu'on se qualifie pour le play-off, tout devient possible et les matches sont différents. Je me battrai jusqu'au bout pour qu'on n'ait pas de regrets !»

© Les Sports 2006