Gladbacher (All) - Cork Harlequins (Irl) 3-1

C'est sous un soleil généreux que la Coupe d'Europe des champions a démarré ce vendredi au Léopold. Devant une faible assistance, le monde allait veni en fin d'après-midi, les amateurs de hockey avait comme amuse-bouche le match, du groupe A, opposant les Allemands de Gladbacher et sa pléïade de vedettes. En face, les physiques irlandais de Cork Harlequins.

Avec l'étiquette de prétendants au titre de champion d'Europe, les Allemands n'ont pas éprouvé beaucoup de difficultés à battre de courageux irlandais. Victoire sur le score de 3-1 qui reflète assez bien la physionomie de la rencontre. Le score aurait même pu être plus sévère mais c'était sans compter sur la performance du gardien Bateman qui repoussa notamment six pc frappés par Florian Kunz, armoire à glace et accessoirement meilleur tireur (et joueur) de pc de la planète à la dernière Coupe du monde.

Gladbacher ouvrait la marque suite à une mésentente dans la défense irlandaise. L'Egyptien Enaba se trouvait au bon endroit (1-0) à la 10e. Sur une contre-attaque, le centre-avant irlandais Richard Gash y alla s'un slalom qui se ponctua d'un tir aussi puissant que précis dans la lucarne (1-1) à la 14e. Le reste de la première période voyait Cork laisser venir les Allemands tout en misant sur contres. Bateman s'illustra encore quelque fois histoire de semer le doute dans les esprits allemands.

La différence de niveau éclata au grand jour en seconde période. Mieux organisés, plus fort tactiquement et techniquement, les Allemands prenaient définitivement l'avantage via Kunz sur pc (seulement 1 sur 8) et puis via le Pakistanais Nadeem sur une terrible contre-attaque (3-1). Gladbacher contrôla ensuite facilement la suite des événements.

Reading (Ang) - Grunwald (Pol) 1-2

Les équipes venant de Pologne, c'est toujours un peu la surprise. D'abord, les organisateurs ne savent qu'au dernier moment si elles viennent et sportivement parlant, on peut s'attendre à tout. C'était aussi l'inquiétude de Reading et de son gardien vedette Mason (celui qui enlève les toiles d'araignée dans les lucarnes avec ses sabots...) Et c'est plutôt la bonne équipe de Pologne qui est arrivée au Léo. En témoigne la très bonne mi-temps de Grunwald sifflée sur la marque de 1-0 en faveur des Polonais sur un but d'Artur Mikula. Les Anglais, pas bien en jambes, ne pouvaient pas trouver la faille dans le jeu polonais. Et quand c'était possible, ils ne convertissaient pas un stroke accordé mais intercepté par le gardien. Le capitaine Wyatt, tour de défense anglaise, et ses équipiers devront revoir leur copie pour la seconde période.

Celle-ci démarra dans un seul camp: Reading avait décidé de résorber au plus vite ce petit écart. Le club anglais comptabilisa quatre pc en quelques minutes. Sur le dernier, une superbe phase trompa enfin la vigilance du portier polonais Chyla: Hoskin faisait 1-1.

La pression continuait sur la défense de Grundwald mais l'équipe polonaise se battait sur chaque balle. Sa tâche fut en partie facilité par le jeu trop approximatif de Reading. Comme en témoigne cette phase où Pearn galvauda une superbe occasion en manquant son rendez-vous avec Chyla. Ce dernier, l'homme du match, arrêta une fois encore un stroke, qu'il avait provoqué, tiré par Clarke. Et ce qui devait arriver arriva: sur un contre-attaque, Strykowski fixa les chiffres à 1-2. Le rush final anglais fut aussi beau qu'inefficace. Première surprise !

Bloemendaal (PB) - CA Montrouge (Fra) 3-1

Dans le groupe B, celui du Léo, on était de curieux de voir quelle réplique allait donner le club parisien de Montrouge contre un adversaire hollandais du type Bloemendaal, une référence en Europe. Au terme de la première période, il est clair que les Français sont en net progrès puisqu'ils accrochent plus que sérieusement les Hollandais ! C'est même Montrouge qui se mettait en action en premier via l'excellent Mathieu Durchon qui déflora la marque d'une légère déviation dès la 9e minute. Bloemendaal, vexé et surpris, tentait de se reprendre mais le jeu était beaucoup trop approximatif pour renverser un adversaire bien en place et qui ne faisait pas de complexe. Teun den Nooijer, la vedette locale, avait beau se démener mais il ne trouvait pas d'échos. Finalement c'est sur une phase arrêtée (pc) que les Néerlandais revenaient au score (1-1).

La seconde période fut d'un tout autre niveau: presque médiocre ou peut-être attendions-nous plus d'une équipe néerlandaise... Les Français se défendaient avec leurs moyens et cela a presque suffit. Mais sur phases arrêtées, Bloemendaal allait faire la différence. En obtenant deux pc, Bloemendaal se mettait à l'abris de toute mauvaise surprise: sur deux phases, un peu chanceuses, les Néerlandais assuraient l'essentiel (49e et 57e) et évitaient, surtout, une mauvaise surprise. Bien que s'imposant 3-1, Bloemendaal laissa une goût de trop peu dans la bouche des amateurs de hockey. Ou est-ce les Français, très bien en place tactiquement, qui empêchèrent le jeu batave de prendre son envol ? C'est une question que devra se poser le Léopold adversaire directe des Français dans la course à la 3e voir 2e place. En tout cas, ces derniers sont en net progrès. A suivre attentivement !

Léopold - Polo (Esp) 2-4

S'il veut viser la deuxième place de son groupe B, le Léopold s'attaquait, en théorie, directement à son plus coriace adversaire, le Polo de Barcelone. Autant dire que la pression était d'entrée de jeu sur les deux équipes. Le Polo était le premier à se mettre en action en enfonçant le club belge. Les 10 premières minutes étaient en réalité un jeu d'attaque-défense où l'on retrouvait dans les rôles principaux Arnau, Amat et... Deneumostier soumis, lui, aux tirs nourris.

Le Léo passa sans trop d'encombre ces 10 minutes folles. Mieux même, sur l'une de ses rares incursions en terre adverse, le Léo ouvrait le score via Depaepe esseulé au second poteau. Plutôt bien payé. Le sursaut d'orgueil des Espagnols ne se fit pas attendre. Le Polo remettait une dose de pression. Le Léo rivalisait avec ses armes: abnegation, courage et détermination. La technique était espagnole... C'est sur pc que le Polo allait revenir logiquement à la marque via un push de Quintana 1-1 à la 21e minute alors que le Léo évoluait à 10 suite à une carte jaune de Pille.

Les dernières minutes de la première période étaient accrocheuses en diable, le Léo ne lanchant rien. Encore 35 minutes à tenir... Faudra voir physiquement !

Et la seconde période fut aussi difficile que prévu... Non pas que le Léo allait se désunir mais qu'il allait faire connaissance avec Quintana. Ce dernier s'illustra de manière surprenante aux pc en convertissant quatre de ses cinq tentatives dont la dernière au coup de sifflet final ! Auparavant, le Polo avait poursuivit sa marche en avant. Pablo Amat donnait le tournis à la défense belge avec ses dribbles et autres accélérations. Mais l'arrière-garde uccloise tenait le coup. Du moins sur phase de jeu car dès que le fameux Quintana s'approchait sur pc, le but était dans l'air. Il faisait 1-2 à la dès la 39e. Par la suite, Deneumostier s'interposa devant Arnau et Amat de belle manière.

Puisant dans une énergie folle, l'ancien champion de Belgique ne voulait pas lâcher le morceau mais il manquait de poids en attaque face à une défense espagnole prenable mais costaude. C'est donc aussi sur phase arretée que le Léo trouvait son salut. Une belle phase ponctuée par Denis 2-2 à la 51e ! Et cris dans les tribunes bien garnies.

Mais la joie fut de courte durée puisque quatre minutes plus tard, le Polo obtenait un nouveau pc avec les conséquences que l'on sait (2-3). La fin de match fut palpitante principalement dans les deux dernières minutes en pleine pression belge. Il y eu bien un but mais dans les mauvais filets. Sur pc et vous devinez qui en était l'auteur...