Dans ses installations de l'avenue Dupuich, à Uccle, Le Léopold organise la 30e édition de la Coupe d'Europe des Clubs Champions division A, réunissant les huit meilleures équipes de club du Vieux Continent.

Tout au long de ce week-end de Pentecôte, la compétition sportive s'annonce disputée. Les Allemands de Gladbacher entendent bien défendre le titre remporté l'an dernier, à Brasschaat, par leurs compatriotes de an der Alster. Les Néerlandais de Bloemendaal ayant perdu de leur superbe avec les départs de leurs (ex) internationaux Buma, Jazet, Van Weel et Van Wijk, leurs principaux rivaux seront les Espagnols du Polo de Barcelone, qui présenteront la moitié de l'équipe nationale. Dans ce concert huppé, le Léopold aura à coeur, chez lui, de faire bonne figure et de clore sa saison sur une belle note. La raison lui dit de viser le maintien dans cette série A, mais le coeur le pousse vers une petite finale.

Comme il ya dix ans?

Il y a dix ans, en 1993, pour la célébration de son centenaire, le club ucclois avait, dans ses installations, réussi l'exploit de disputer la petite finale, le match pour la médaille de bronze, s'inclinant au tiré des strokes contre les Français du Racing Club de France. Versée à nouveau dans une poule regroupant les champions d'Espagne et des Pays-Bas, l'équipe espère secrètement rééditer cette performance, même si, sur le papier, la mission s'annonce terriblement délicate.

«Cette Coupe d'Europe est la cerise sur le gâteau, commente Bob Maroye, le mentor léonin. Nous nous sommes préparés le mieux possible, tenant compte de la difficulté de disputer des matches amicaux si tard dans la saison et de la présence des examens universitaires. Nous avons battu par deux fois les champions d'Ecosse, il y a dix jours, puis remporté la Coupe de Belgique. Même s'il ne fut conquis qu'à l'issue des strokes, ce succès est toujours bon pour la confiance. L'équipe est prête physiquement et diablement motivée pour se sublimer.»

Le Léopold commencera son tournoi ce soir, en croisant le stick contre le Polo de Barcelone. Il jouera ensuite samedi après-midi contre Bloemendaal et dimanche contre les Français de Montrouge.

«Il faut rester réaliste. Je serais déjà particulièrement heureux si nous parvenions à maintenir la Belgique au plus haut niveau. Mais à partir du moment où nous organisons l'événement dans nos installations, il faut se montrer orgueilleux. Avec le soutien du public et l'avantage du terrain, il y a moyen de réaliser quelque chose. Notre terrain synthétique est particulier et risque de réserver des surprises à nos adversaires. Je n'ai d'ailleurs pas peur de dire que j'espère qu'il sera le plus mauvais possible, sourit-il. J'espère que Montrouge ne sera pas trop fort et que nous serons capables d'un exploit contre le Polo ou Bloemendaal...», conclut-il.

© Les Sports 2003