Le Racing a terminé deuxième de la Coupe d’Europe B en salle à Edimbourg et propulse la Belgique parmi les huit meilleures nations européennes en salle. A son arrivée sur le site du tournoi, Olivier Nonnon, le T1 des Rats, avait été surpris par la petitesse du terrain écossais et avait prévenu ses joueurs. "Cette salle ne permettra aucun relâchement en sachant que la balle passe d’un cercle à l’autre en un temps minimum, soulignait d’emblée le coach ucclois. Le rythme sera très élevé et nous devrons nous habituer à un tout autre hockey que celui que nous avons pratiqué en Belgique."

Des craintes confirmées par un début difficile vendredi pour le Racing qui concède un nul dans les arrêts de jeu contre les Ecossais d’Inverleith et une défaite contre Lille. Nonnon confirmait : "Nos adversaires n’ont rien à voir avec ce que nous rencontrons en Belgique ; ils sont beaucoup plus puissants, beaucoup plus performants sur les basiques (passes, PC offensifs et PC défensifs)."

La suite de la compétition fut nettement meilleure pour les protégés de Philippe Truyens. Samedi, le Racing s’était bien repris en venant à bout des Ukrainiens de Kolos 3-1 et des Danois du Slagelse 9-4.

Le système de points (victoire à 5 pts, nul à 2 pts et défaite par moins de 3 buts à 1 pt) permettait au Racing de revenir dans le parcours pour la montée en division A européenne ; les deux premiers de cette poule de 7 équipes montaient.

Hier, la journée débutait par un exploit des Ucclois au niveau des chiffres. Ils infligent à Rakovnik un 16-3 impressionnant. Tom Boon prenait 6 buts à son compte ; il terminera d’ailleurs meilleur buteur du tournoi avec 18 roses. Philippe Truyens se confiait : "Nous devions rattraper notre retard au goal-average et nous avons cartonné contre les Tchèques. Mais la meilleure nouvelle arrivait dans le match suivant lorsque Kolos battait Inverleith 5-2 : nous nous retrouvions avec un point d’avance sur les Ecossais et nous avions dès lors notre sort entre les mains."

Les Racingmen ne laissaient pas échapper l’aubaine et terminaient par une victoire 4-3 contre les Portugais de Lousada.

Le Racing inscrivait ainsi le nom de la Belgique parmi l’élite européenne, un exploit qui n’avait plus été réalisé depuis 1994, du temps de la grande équipe du White Star.