Le dernier week-end a débloqué la situation en tête de classement. En revanche, en queue du peloton, excepté la situation de l’Old Club, les jeux ne sont pas faits. Deux succès du Pingouin, conjugués à plusieurs déroutes de l’Héraklès, ont suffi à maintenir le suspense jusqu’à l’ultime journée de championnat.

Avec 18 points, les Lierrois maintiennent un avantage d’une unité sur des Nivellois qui risquent d’être une pointure trop courte pour disputer le barrage, exercice périlleux promis aux 9e et 10e de la division d’Honneur.

Tanguy Hopchet, qui a fait les beaux jours du Dragons, a accepté en décembre de reprendre la délicate mission de Frédéric Collignon prié de quitter les commandes d’une équipe en déroute après avoir tutoyé le sommet l’an passé. A un match de la fin de saison, le jeune coach se cache derrière une confiance de façade.

"Tant que tout est possible mathématiquement, je ne baisse pas les bras , confie Tanguy Hopchet. Tout est possible sur un match. Je m’attends à des scénarios surprenants dimanche car certaines équipes sont démobilisées."

Opposé au Léopold qui a décroché sa place pour le play-off le week-end dernier, l’Héraklès croit en sa bonne étoile malgré cette spirale infernale. Lors des trois derniers matches, l’Héraklès a encaissé un but toutes les 9 minutes. "Nous avons pris 22 buts en trois rencontres. Affronter le Watducks avant un match crucial n’est pas bon pour la confiance."

Mais, certains voyants sont au vert à la veille d’un week-end capital pour l’équipe qui avait créé la sensation en se qualifiant pour le "Top 6" l’an dernier. "Durant la partie, nous ne focaliserons notre attention que sur notre terrain avec une mission : trois points. A l’aller, nous avons perdu au Léo 4-3 en jouant bien. Peu d’équipes peuvent se targuer d’avoir fait trembler le Léo chez lui. Nous aurions même pu revendiquer plus si nous n’avions pas manqué un pc en fin de rencontre."

Le spectre du Pingouin planera à Lierre. Les hommes de Michel Van den Boer, qui sont opposés à un autre démobilisé, l’Antwerp, ont déjà le mérite d’avoir maintenu le suspense. "Le Pingouin aura l’avantage de jouer à domicile, profitant de son public chaleureux. En plus, Michel Van den Boer est toujours le dernier entraîneur à avoir gagné le championnat. Son expérience a poussé la jeunesse du Pingouin vers le haut."

Si nous attendons encore quelques jours pour dresser le bilan de la saison, Tanguy Hopchet a déjà dessiné une première esquisse. "Nous avons mal négocié nos fins de match. Certains petits détails nous tuent. L’an passé, nous prenions quelques points sur les derniers instants de rencontre alors que cette saison, nous en avons perdu beaucoup. L’équipe est jeune, excepté Shaw. Quand la balle tourne, l’enthousiasme transcende l’équipe. Mais, en cas de coup dur, tout s’écroule."

Annoncé comme l’une des deux vedettes de notre championnat, le Néo-Zélandais Shaw n’aura pas évité à l’Héraklès ce stress de fin de saison. "A priori, Shaw ne jouera plus chez nous l’an prochain , poursuit Tanguy Hopchet. Il a répondu à nos attentes en marquant beaucoup de pc et en amenant une stabilité à l’arrière. Je pense qu’il retournera l’an prochain en Nouvelle-Zélande. Marié depuis Noël, il aspire à se construire une vie professionnelle."

Le remplaçant de Collignon a été séduit par le jeune Christophe Adriaensen, son coup de cœur de la saison. "Il a joué en milieu de terrain et s’est érigé en milieu-milieu indiscutable. Discret sur le terrain, il sait se faire oublier tout en abattant un travail considérable. Et tout ça à 18 ans. Il a gagné en maturité."

Quant à savoir qui succédera à Louvain, la réponse fuse : "Le Watducks grâce à son large noyau - même le banc fait peur - et à son pc offensif qui peut être tiré par Garreta, Luycx, A. De Saedeleer et X. De Greve."