Le Top 12 serait déjà un petit exploit!

Hockey

PAR JEAN-FRANÇOIS JOURDAIN

Publié le

ANALYSE

Pour leur deuxième coupe du monde en 8 ans, les Belges sont tombés dans la `poule de la mort´. Qualifiés de justesse en juillet 2001 au tournoi d'Edimbourg, ils se retrouvent en compagnie de la Hollande et de l'Espagne (finalistes de l'édition précédente), de l'Allemagne (championne d'Europe) et du Pakistan, pour ne citer que les nations de tout premier plan. Et le reste du programme n'a pas de quoi inciter à un optimisme particulier, puisque l'Argentine et l'Afrique du Sud, autres adversaires des Belges, n'ont plus été battus par la Belgique depuis respectivement 15 et 20 ans! Seule la Nouvelle-Zélande semble, théoriquement, plus faible que les Diables dans ce groupe.

Or, pour éviter les quatre dernières places de cette Coupe du Monde exceptionnellement étendue à 16 équipes (la FIH a déjà décidé d'un retour à 12, plus rationnel, dès 2006), il faudra impérativement éviter les deux dernières places de la poule. Une tâche titanesque qui, cependant, n'effraie pas outre mesure le coach sud-africain Giles Bonnet. Celui-ci, fidèle à la politique qu'il s'est tracée depuis qu'il a repris les commandes de l'équipe nationale après Edimbourg, considère cette Coupe du Monde comme... un bon entraînement en fonction de son objectif avoué : qualifier la Belgique pour les Jeux d'Athènes en 2004. Une compétition où notre pays brille par son absence depuis 1976 à Montréal.

C'est dire que terminer dans les quatre derniers ne serait pas une catastrophe de son point de vue. Mais rien ne dit qu'on en arrivera là. `L'Argentine a eu de gros problèmes de préparation causés par la situation économique dans ce pays´ fait-il observer. Quant à savoir si cela influera sur la forme des talentueux Argentins, pour qui la Belgique constitue un client régulier depuis quelques lustres, seule la réalité du terrain pourra répondre à cette question.

Sans le dire, Bonnet espère aussi secrètement triompher de l'Afrique du Sud, une équipe qu'il connaît fort bien pour en avoir été le capitaine, puis le coach, et qui compte en ses rangs l'un des meilleurs buteurs du monde, Greg Nicol...

Outre la cruauté du tirage au sort, les Belges n'ont pas eu beaucoup de chance non plus dans le déroulé des rencontres: ils affronteront en effet les quatre nations les plus solides pour commencer! Et dans ce groupe où la différence de buts pourrait bien jouer un rôle décisif, ils doivent s'attendre à ce que chaque adversaire joue contre eux à fond pendant 70 minutes. De leur capacité morale à encaisser les coups qui ne manqueront pas de pleuvoir dépendra, entre autres, leur classement final.

© La Libre Belgique 2002

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