Hockey

Le travail pour améliorer la défense

JEAN-FRANÇOIS JOURDAIN

Publié le - Mis à jour le

ENTRETIEN

ENVOYÉ SPÉCIAL À MADRID

Cédric De Greve, le gardien du Waterloo Ducks, a conquis ses galons de titulaire depuis le championnat d'Europe de Barcelone. «Je me sens en forme. Ces derniers mois, nous avons beaucoup travaillé avec notre entraîneur des gardiens, Bart Looije. Actuellement, je suis proche de mon meilleur niveau, même si je sens que je peux progresser encore, constate-t-il d'emblée. Les deux premiers matches ont été assez différents. Contre l'Inde, je n'ai rien eu de très spécial à faire. Contre le Pakistan, ça a davantage chauffé, mais tant mieux, ça me permet de rentrer progressivement dans le tournoi ! Je pense que les adversaires n'ont pas encore bien trouvé la parade à notre système de défense, de sorte que je ne suis pas exagérément sollicité.»

Question de communication

Justement, qu'est-ce qui a changé pour que les Diables soient devenus plus rigoureux en défense ?

«Beaucoup de choses. D'abord, il y a l'accumulation de petits matches et d'heures d'entraînement. Depuis quelques mois, Gilles Petre évolue comme arrière gauche, cela permet à Xavier Reckinger de jouer plus offensivement dans l'entrejeu. Et puis, on a amélioré notre communication. Coco, Thierry et moi, on parle beaucoup. Le grand principe, c'est que celui qui est derrière voit mieux le jeu, et donc on l'écoute. »

Le pc défensif, point faible des Diables Rouges à Barcelone, est en net progrès : 2 pc encaissés sur 14, c'est trois fois moins qu'au dernier championnat d'Europe ! «C'est un des points que nous avons le plus travaillés depuis septembre, sous la direction de Bart Looije. Celui-ci a une vision particulière de ce qu'il faut faire en se plaçant derrière le but, nous communiquons par signes. En général, les joueurs décident par des noms de code (NdlR : des prénoms de footballeurs) quelle phase ils vont adopter les trois premières fois, puis c'est moi qui décide ou on regarde Bart.»

Etudiant en dernière licence vétérinaire, Cédric De Greve a fêté ses 25 ans à Madrid. Est-il facile de combiner études et hockey de haut niveau ? «Non, c'est très difficile !» (rires). «Je me suis tapé quelques secondes sess, j'ai même raté ma 4e année à cause du hockey. Le problème, c'est que ni le hockey ni les études ne peuvent attendre qu'on ait 35 ans.» Mais clairement, il arrive au bout du chemin dans un cas comme dans l'autre. Il est loin le temps où il était la doublure de Vincent Deneumostier sous l'ère Bart van Lith.

Après le départ du Hollandais, en 2001, il eut une petite traversée du désert - due essentiellement à sa mésentente avec l'entraîneur des gardiens de l'époque, Harm Van Tongeren - qui lui coûta une place à la Coupe du monde 2002 à Kuala Lumpur. Une page désormais tournée pour le plus grand bien de notre équipe nationale.

© Les Sports 2004

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