Sur les différents terrains de hockey, il est très courant d'entendre les spectateurs critiquer les arbitres. Les joueurs, eux, ne prennent souvent pas de gants pour faire connaître leur façon de penser, de manière parfois virulente. Si on ne peut pas toujours leur donner tort sur le fond, la forme laisse parfois à désirer.

Les arbitres, eux, commencent à se faire vieux au sein de l'élite. Et la relève tarde à arriver. Ainsi, seuls douze jeunes suivent la formation d'arbitre. «200 à 250 personnes ont passé les cours théoriques depuis septembre 2004», note Philippe Mester, responsable à l'ARBH de l'arbitrage chez les jeunes. «Seuls 7 ont continué, ce qui porte le nombre d'arbitres pour les jeunes à 12. Il y en a notamment 2 de Tamise, 2 du Léopold, 1 de La Louvière et 1 de l'Orée. Pour devenir arbitre, il faut en avoir envie et la possibilité, ainsi que les capacités physiques. Si un jeune veut arbitrer, s'il y pense, on doit le lui proposer. Le hockey est une petite famille et je pense que les clubs devraient faire des efforts pour fournir des arbitres. Le vivier est dans les clubs! Il y a un travail en profondeur à effectuer de ce côté. C'est en tout cas un fait qu'il faut en trouver...»

Que doit donc posséder un potentiel futur arbitre? «Le jeu allant de plus en plus vite, la condition physique est importante. Il faut également posséder la vision du jeu, avoir confiance en soi (ce n'est pas toujours facile avec la virulence des parents de joueurs), mais aussi respecter les joueurs. Ces derniers seront ainsi plus facilement enclins à respecter l'arbitre.»

Le successeur de Jean-Claude Leclef à la présidence de l'ARBH, que ce soit Marc Coudron ou Yvan Huyghebaert, devra en tout cas fortement se pencher sur la problématique de l'arbitrage. «Les arbitres sont défrayés en plus de l'essence, conclut Philippe Mester. Cela peut les motiver. Ces gosses ont déjà un but pour la fin de saison: officier lors des play-off. L'équipement, en dehors des pantalons, est offert. J'aimerais avoir la possibilité de faire une formation continue et d'emmener, pourquoi pas?, des jeunes en mises au vert. En tout cas, un budget pour la formation est nécessaire. Je pense pouvoir alors trouver de nouveaux arbitres...»

© Les Sports 2005