Aujourd’hui, les joueurs du Wat-ducks jouissent d’une journée de repos après avoir suivi deux entraînements en deux jours. Vendredi matin, ils partiront en minibus à East Grinstead pour participer à la quatrième EHL de l’histoire du club. "Les jeunes sont assez excités", souligne l’expérimenté capitaine Max Luycx.

Si la plupart des joueurs n’ont jamais pris part à cette compétition européenne de prestige, certains entament leur quatrième campagne. Lors des trois premières, le Watducks avait toujours quitté la compétition avec un sentiment de frustration. "Nous avions été sortis à chaque fois au second tour face à un ténor du continent. En 2008, Bloemendaal nous avait écrasés 7-2. L’année suivante, Hambourg, taillé pour remporter l’EHL, avait été trop costaud pour nous."

Entre-temps, Louvain et le Dragons ont montré la voie à suivre. En 2009, les Louvanistes avaient atteint le Final Four tandis qu’en 2012 le Dragons était monté sur la troisième marche du podium. Autre fleuron de notre championnat, le Wadu aimerait aussi placer la Belgique sur la carte européenne.

"Il est clair que passer ce premier tour est une obligation, avoue Max Luycx. Nous nous méfions de Stroitel Brest que nous affrontons samedi à 17h. Franchement, nous ne les connaissons pas du tout. Ensuite, dimanche, nous défions le club local, un sacré morceau."

Le club brabançon tentera d’accrocher la première place qui lui éviterait de tomber sur un gros client en KO16. "Le statut de la Belgique a changé depuis la dernière participation du Watducks en EHL. Nous sommes connus par tous nos adversaires."

Néanmoins, Max Luycx pense que les clubs belges n’ont pas autant réduit l’écart avec les meilleurs matricules du continent que l’équipe nationale avec le reste du monde. "Avec les Red Lions, nous sommes capables de battre n’importe qui dans un bon jour", souffle le jeune retraité des Reds. "Avec les clubs, nous devons être dans un bon jour pour rivaliser avec les tout meilleurs du calibre de Bloemendaal. Le championnat néerlandais évolue un cran au-dessus du nôtre. Les deux meilleurs clubs allemands aussi me semblent trop forts."

Pour le Watducks, ce premier tour en EHL tombe à point nommé. Non seulement le club pourra évacuer la frustration d’avoir vu le Stick d’or échapper à l’un des leurs, mais en plus, le groupe respire la grande forme. Chouchou De Saedeleer est revenu dans le groupe tandis que Masson a pris part aux entraînements. Le groupe affiche donc complet. En plus, les champions en titre occupent la première place du classement.

Néanmoins, une pointe de stress s’est emparée des troupes de Pascal Kina. "Ces dernières semaines, nous avons pris l’habitude de baisser de rythme en seconde mi-temps. Nous n’arrivons pas à tuer un match qui tourne à notre avantage. Nous passons d’un match à l’autre du système McLeod à celui de Kina. Je ne cherche pas d’excuse, mais cela n’est pas toujours évident. Chacun a sa griffe."

Max Luycx reste beau joueur moins d’une semaine après le gala du Stick d’or. Pourtant, en tant que capitaine, il ne cache pas sa déception de ne pas avoir vu un de ses coéquipiers sur le podium. "Nous remportons le titre avec une équipe pétrie de talent. En plus, Gauthier Boccard offre le titre à la suite d’un goal de classe mondiale. Je pensais sincèrement que John-John (Dohmen) serait au moins sur le podium. Van Doren est un futur très grand joueur. Il méritait son trophée. Il aurait pu l’avoir douze mois plus tard." Les Waterlootois augmenteraient leurs chances de succès lors du prochain gala du Stick d’or en montant sur le podium en EHL. Ils connaissent le chemin à suivre