ÉCLAIRAGE

C'est (presque) parti! Dans un peu plus de 24 heures, les Belges entameront une nouvelle campagne dans le championnat d'Europe des nations, une compétition qui leur a maintes fois souri dans le passé (4e place à Dublin, 1995, et à Padoue, 1999, 6e place à Barcelone en 2003) mais qui vient de changer radicalement de look.

Ce ne sont plus douze équipes, mais huit qui sont conviées au festin, et depuis cette année un système de montées et de descentes a été mis en place. Les deux derniers de l'épreuve se retrouveront en effet en division 2 dans deux ans.

Quel est l'enjeu de cette compétition huppée pour les Diables? Pas seulement de voir où ils en sont dans leur préparation pour les (encore lointains) Jeux olympiques de 2008 à Pékin. Les deux premières places (ou la troisième, si l'Allemagne joue la finale) donnent en effet droit à un accès direct en Coupe du monde. Celle-ci se disputera à Mönchengladbach en 2006.

La concurrence sera cependant forte, puisque les Diables devront dépasser forcément soit la Hollande, soit l'Espagne (à moins d'une gigantesque surprise qui verrait l'une de ces deux équipes trébucher dans la poule éliminatoire qui les oppose à la France et à la Pologne).

La poule dont les Belges ont hérité - après moult tractations, puisque la Fédération internationale de hockey a refait le tirage au sort selon son propre classement et non d'après le classement européen - est sur le papier la moins difficile des deux. Leurs adversaires seront dans l'ordre l'Angleterre, l'Allemagne et l'Ecosse. Championne d'Europe en titre, l'Allemagne sera largement favorite du groupe, même si son visage a nettement évolué depuis Barcelone. Les Ecossais, toujours capables d'un coup d'éclat sur 70 minutes, sont a priori l'équipe la moins forte du groupe. La deuxième place du groupe devrait donc normalement se jouer entre la Belgique et l'Angleterre. Traditionnellement, celle-ci a toujours été un peu plus forte que nous, mais ces dernières années l'écart entre les deux équipes a fondu petit à petit, au point que les Diables Rouges ont enregistré leur première victoire en match officiel contre la perfide Albion depuis des éternités, en avril dernier à Alexandrie. Certes, le score final de 6-5 en dit long sur l'intensité de la lutte, mais à tout le moins, le coup sera jouable!

S'ils terminent à l'une des deux premières places du groupe, les Belges disputeront les demi-finales... et seront les plus fervents supporters de l'Allemagne dans l'autre demi-finale, de manière à recevoir une seconde chance en cas de défaite.

Crescendo

La campagne de préparation des Belges s'est jouée crescendo: au moment où ils ont repris l'entraînement, ils n'avaient plus joué ensemble depuis une dizaine de semaines. La campagne avait mal commencé avec une victoire, un match nul et une défaite contre le modeste Pays de Galles, suivis de deux défaites et un match nul contre l'Irlande, qui évolue en division 2 européenne. Ensuite, les résultats se sont progressivement améliorés, culminant par une défaite, un nul et une victoire en Espagne (!), trois victoires dont deux sur des scores fleuves contre la France, et deux victoires dont un mémorable... 12-0 le week-end dernier contre la Suisse. Certes, un tournoi ne peut être comparé à des matches amicaux, mais les Diables ont suffisamment montré dans ces rencontres pour être, à tout le moins, pris au sérieux.

© Les Sports 2005