Ce match, qui s'était disputé notamment sur tapis vert l'an dernier, s'annonçait particulièrement chaud du côté de St-Job. Et il le fut... dans le bon sens du terme. Les deux équipes ont développé en effet du très bon hockey, principalement en matière défensive. La solution devait logiquement venir des phases arrêtées. Et à ce niveau, l'Antwerp a dominé le Léopold, en parvenant à convertir deux des quatre pc obtenus, tandis que Thibault Collin a raté un stroke suite à un arrêt dix-huit carats de Joep Welten. Assurément le tournant le rencontre.

Le Léo, qui enregistrait le retour de suspension de Denis (sur le banc) était venu en terre nord-anversoise pour obtenir un point. Cela s'est ressenti en première mi-temps, où le bloc ucclois, bien organisé, bloquait les moindres velléités offensives de l'Antwerp. Les deux équipes regagnèrent dès lors les vestiaires dos à dos. A la reprise, le Léopold semblait plus animé d'un esprit offensif, à l'image de Xavier-Charles Letier qui, après une belle interception en milieu de terrain, vit son tir dévié d'extrême justesse par Welten.

Mais, après avoir obtenu deux de leurs trois pc, les joueurs de Bob Maroye se retrouvèrent paradoxalement menés au score. Et ce suite au troisième pc de leurs adversaires, conclu en troisième temps par de Kholopov après deux beaux arrêts de Van Beneden. La marque des grands pour ce diable de Vitaly, convertissant sa seule occasion alors qu'il a été tenu impeccablement par ses gardes-chiourmes durant la rencontre.

Si le Léo évolua plus haut sur le terrain lors des dernières vingt minutes, le stroke raté peu avant l'heure de jeu ne leur permit pas de changer le zéro au marquoir, tandis que le Japonais Tobita mit fin à tout suspense sur un pc imparable trouvant la lucarne. A l'issue des débats, les avis des coaches étaient assez opposés.

"Si nous avons trop respecté l'Antwerp en première mi-temps, nous leur avons tenu la dragée haute en seconde, où il nous a seulement manqué le dernier geste, comme ce stroke, le deuxième que nous ratons en deux matches" commentait Bob Maroye. Piet-Hein Gerris soulignait de son côté "qu'il est difficile de manoeuvrer face à une équipe jouant en permanence dix mètres derrière la ligne centrale."