Si le Braxgata, le Waterloo Ducks et le White Star peuvent déjà commencer à préparer leur saison prochaine - tous sont à l’abri dans le ventre mou du classement, les autres clubs vont devoir batailler ferme pour atteindre leurs objectifs. Les plus tranquilles sont l’Antwerp et le Dragons, bien installés en tête du championnat avec 10 points et plus d’avance sur trois équipes qui vont en découdre pour les deux dernières places du top 4, synonymes de play-off. Dans ces trois équipes, on retrouve les finalistes du défunt championnat, le Wellington et la Gantoise et, en surprise du chef, le Pingouin. Théoriquement, le calendrier du Pingouin est le plus difficile, les Nivelloises devant encore rencontrer les deux leaders du classement. Mais ce seront vraisemblablement les rencontres Gantoise-Pingouin du 14 avril et Wellington-Gantoise du 22 avril qui seront déterminantes. Pour la descente, le Léopold recevra le Victory le 21 avril, jour où les Uccloises pourraient dire adieu à la division Honneur. Le championnat recommencera le 31 mars et se terminera le 28 avril. D’ici-là, place à la salle et surtout à la préparation des Red Panthers pour le qualificatif olympique.

Le bulletin de ces Dames L’Antwerp. Ce devait être une année de transition après la mauvaise saison précédente et le départ de la moitié du noyau mais les recrues affichent un excellent niveau et Sofie Gierts a retrouvé une nouvelle jeunesse. Avec un jeune coach néerlandais, Niels Thijssen, l’Antwerp est "le" candidat au titre. Seule ombre au tableau, l’accident de Sophie Werbrouck samedi passé qui a reçu une balle au visage alors qu’elle ne portait pas de masque sur pc. Le Dragons. Les joueuses de Gilles Pètre continuent sur leur lancée de la saison passée. Avec la flopée d’internationales qui ne cessent de grandir, une défense très solide avec l’excellente Heerbaart dans les buts (10 buts encaissés seulement - meilleure défense du championnat), le Dragons peut viser la finale mais devra se méfier de son manque d’expérience. La Gantoise. Bizarre parcours que celui de la Gantoise qui ne parvient pas à concrétiser sa domination sur le terrain. Les Sud-Africaines, d’un excellent niveau, peinent à la conclusion. Quatre mois peuvent changer la donne. Le Pingouin. Alors que cette équipe est quasi-identique à celle qui est descendue il y a deux ans de DH, le Pingouin est "LA" révélation de cette saison. Les Nivelloises apportent une nouvelle fraîcheur et les deux moteurs de la formation du tandem Defalque-Bertrand font plaisir à voir : Anouk Raes par sa combativité et sa "vista", et Hélène Delmée par sa vitesse et sa capacité à changer le cours du match. Le groupe a grandi et est désormais attendu au tournant, ce qui peut expliquer la courbe rentrante amorcée au classement. Le Wellington. Malgré quatre renforts, les championnes de Belgique n’arrivent plus à jouer un match correctement. Elles ont perdu leur facilité et seul le match à l’Antwerp fut digne de leur statut. On ne pourra tout de même pas mettre ces contre-performances sur le compte des absences de Gaëlle Valcke et Julie Scraeyen. La porosité de leur défense est inquiétante : elles ont encaissé deux fois plus de buts que leurs adversaires directs. Arriver dans le top 4 sera dur mais elles bénéficient d’un calendrier favorable.

Le Braxgata. Les Boomoises que d’aucuns voyaient dans le top 4 ont quelque peu déçu leurs partisans. Mais elles progressent gentiment, à l’image de quelques jeunes filles qui se voient appelées dans les équipes nationales comme Judith Vandermeiren qui vient d’intégrer le noyau élargi des A. Le Waterloo Ducks. Le mix entre les mamans (Ladha, Moxhet et Puissant) et les 7 jeunes de moins de 18 ans commence à bien fonctionner. L’équipe est en progrès constant et arrive même à faire douter les gros bras. Mais elle manque de constance. Le White Star. Les Etoilées ou le dur apprentissage de la division Honneur : tel est le titre du manuel que Marcello Orlando est occupé à faire écrire à ses jeunes joueuses. Le manque d’engagement et la faiblesse chronique en attaque est un sérieux problème du côté d’Evere. Le Victory. Les Anversoises ne jouent pas si mal comme en attestent les résultats serrés enregistrés tout au long du championnat : la majorité de leurs défaites, même contre les ténors, n’excède pas deux buts d’écart. Le seul match à ne pas perdre était celui contre le Léopold; elles l’ont perdu 2-4 Le Léopold. On ne voit pas comment les Uccloises pourraient échapper à la descente. Avec 6 buts marqués (dont 4 contre le Victory) et 50 buts encaissés, les statistiques plaident contre elles. Complètement déplumées, elles accumulent les déboires; outre des blessures de longue durée, elles doivent compter avec des maternités et des départs vers l’étranger. Dernier espoir, le match du 21 avril prochain contre le Victory.