L'Héraklès, champion de Belgique il y a cinq ans et encore demi-finaliste il y a deux ans, n'est plus un... lierre grimpant. Avec 14 points en quinze matches, il est tout simplement contraint de lutter pour sa survie au sein de l'élite. «Il y a deux explications à notre situation» analyse Patrick Hens, le directeur sportif du club. «La première est liée à la qualité du championnat. Tous les matches, mis à part ceux contre le Relax, sont ouverts. La deuxième se rapporte à notre manque de réalisme. Ce fut encore flagrant, dimanche, contre Uccle. Nous contrôlons toute la première mi-temps mais c'est nous qui finissons par encaisser un but à une minute du repos.»

Un malheur n'arrivant jamais seul, l'Orée créait dans le même temps la surprise en battant le Léopold pour revenir à deux points de son concurrent direct. Bref, à sept matches de la fin de la saison régulière, la lutte pour le maintien s'annonce on ne peut plus palpitante. D'autant que les deux équipes devront encore se rencontrer, le dimanche 9 mars prochain à Lierre. «Il est temps d'améliorer notamment le rendement des pc. C'est le grand point faible. Il est clair aussi que la balle n'a pas toujours roulé pour nous, nous avons, par exemple, encore tiré sur le piquet dimanche alors que le score était de 1-2, mais si nous sommes à cette place de barragiste après deux tiers du championnat, c'est qu'il y a une raison.»

Patrick Hens, en tout cas, garde bon espoir. Il considère même que l'Héraklès peut encore se sauver tout court, sans devoir passer par les barrages!

«Résorber sept points de retard ( par rapport au Beerschot, 8e, NdlR), cela peut parfois aller vite. Ce n'est pas la crise, loin de là. L'ambiance reste bonne. Et puis, même en admettant une relégation, il ne s'agirait plus que probablement que d'un ascenseur, tant la différence entre les onze équipes de la division 1 et les autres est grande...»

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