Au départ, il y avait un rêve et quelques souvenirs: en 1993, l'année de son centenaire, qui coïncidait avec un doublé hommes/dames en championnat, le Léo avait relevé le défi d'organiser une coupe d'Europe des champions. Dix ans plus tard, le souvenir de ce pari réussi et de la pluie d'éloges qu'il avait suscitée était encore bien vivace dans les mémoires.

Et puis, il y a eu cette demande impromptue de la Fédération européenne de hockey : «Pouvez-vous organiser la Coupe d'Europe ?» C'est une double surprise. D'abord, parce que le terrain semi-sablé du Léo n'est pas conforme aux normes internationales; ensuite, parce que le Dragons avait fait de même il y a 12 mois et avait même déjà organisé la Coupe d'Europe B un an auparavant. Mais c'est peu dire que la FEH ploie sous l'afflux de candidatures. Alors, pourquoi ne pas se relancer dans l'aventure ?

«Le dossier d'organisation d'il y a dix ans nous a bien aidés pour y voir clair et avancer rapidement» explique Philippe Humblet, président du comité d'organisation et président du Léo de 1981 à 1991. «Il n'y a pas eu d'opposition interne à ce projet, bien au contraire ! On trouve tout à coup des gens dont on ne soupçonnait pas les qualités de gestionnaire et d'organisateur».

Comment cela se passe-t-il concrètement ? «J'ai pour habitude de répartir les tâches et de déléguer, tout en restant à l'écoute de tous les problèmes. Je travaille avec une équipe de collaborateurs auxquels j'ai laissé carte blanche, à charge pour eux de rendre un rapport sur l'état d'avancement de leurs travaux».

Les principaux problèmes ? Ils sont multiples et prolifèrent surtout en dernière minute. «La recherche de sponsors a démarré tard, car il fallait que nous ayons arrêté l'architecture complète du stade. Grâce à l'excellent travail de Pierre Denis et à la fidélité de nos sponsors principaux, le résultat dépasse finalement nos espérances. Les parkings, la vente de tickets et la logistique ont été confiés à une agence. Le plus gros problème concerne l'organisation de l'hôtellerie à des prix compétitifs, le transport et la réception des équipes. A l'heure qu'il est (mercredi, NdlR), les Polonais n'ont pas encore donné le moindre signe de vie, nous ne savons pas à quelle heure ils arrivent, où ils logent ni même à la limite... s'ils viennent ! »

La météo étant plutôt clémente, on devrait retrouver la grande foule ce week-end avenue Dupuich. «J'attends 2000 personnes dimanche et autant lundi. Le parking sera plus facile, puisque nous disposerons du Delhaize de l'avenue De Fré».

© Les Sports 2003