L'enjeu de ce derby anversois et un soleil très clément avaient attiré la grosse foule dans les travées du "plus beau chalet" de Belgique. D'entrée, l'Antwerp montra qu'il avait fait ce court déplacement pour engranger les trois unités. Et sur leur premier pc, les Nord-Anversois trouvèrent la faille grâce à un sleep bien placé de leur nouvelle recrue japonaise, Tobita (0-1). Moins de dix minutes plus tard, l'Asiatique trouva à nouveau la faille sur le même type d'exercice, en envoyant cette fois la balle dans le plafond du malheureux Harry Verhoeven, impuissant (0-2). L'équation était facile : deux pc = deux buts.

Le fils du Soleil Levant avait décidément le vent en poupe, et moins de trois minutes plus tard, il assomma définitivement les joueurs d'Orlando d'un tir anodin d'entrée de cercle, probablement dévié par un stick d'un joueur du Bee (0-3). Entre-temps, les Ours avaient bien tenté de sortir de leur tanière via trois pc de l'inévitable John Goldberg, mais Welten s'était à chaque fois interposé avec brio.

De retour des vestiaires, les joueurs locaux prirent une nouvelle leçon de réalisme lorsque Paashuis décocha un envoi dévié dans son propre but par Gilardi (0-4). A l'heure de jeu, les frères Goldberg sonnèrent (enfin !) le réveil du Beerschot. Une combinaison entre les deux "frangins" sur pc permit d'abord à John de faire 1-4. Une échappée de Philippe sur la droite fut ensuite conclue par le même John d'une demi-volée rageuse (2-4). Las pour le Beerschot, le chronomètre indiquait encore 2 minutes à jouer, et l'Antwerp contrôla tranquillement les derniers échanges. "Ils étaient plus forts que nous. C'est une équipe très technique et patiente, avec très peu de déchet. Une fois de plus nous nous réveillons trop tard", analysait le coach du Bee, Marcelo Orlando.