Samedi, les Belges avaient été balayées par des joueuses plus puissantes et plus physiques. Tout en s’étant créé des occasions de but, les Panthers ont été bousculées. Pascal Kina, le coach de ces dames, soulignait : "Mes joueuses ont manqué d’énergie face à des joueuses beaucoup plus costaudes qu’elles. Malgré cela, le score de 1-4 est sévère et nous aurions pu tout aussi bien mener 3-0 à la mi-temps; il faut noter qu’on a eu beaucoup d’occasions, avec 12 tirs au but."

Le dimanche, les Belges ont joué le meilleur match de leur week-end. Plus agressives, plus présentes, mieux organisées, les Belges ont réussi un nul 2-2 prometteur. Les deux buts avaient été marqués par Morgane Vouche. Kina : "A chaque match, on progresse. Les joueuses ont retenu les leçons de la veille. Chaque match leur permet de gagner en expérience."

Hier, le troisième match s’est terminé sur une victoire belge acquise dans la douleur. Très vite, on constatera que la clé du match se situera au niveau de la suprématie physique entre les joueuses. Le pressing continuel des Sud-Africaines sera impressionnant, tout comme la résistance des Belges qui ne se laisseront pas faire. Le premier quart d’heure verra les Belges contenir les efforts adverses au prix d’un bel engagement. A la 19e minute, une belle action de Sinia permet à Jill Boon d’envoyer une balle tendue vers Charlotte De Vos qui dévie dans le but. La surprise dans le camp sud-africain ne durera que trois minutes, le temps pour Chamberlain, curieusement esseulée en tête de cercle, de fusiller Khouzam (1-1). Le match est équilibré et au premier pc sud-africain à la 24e, les Red Panthers répondent par un flat de Stéphanie De Groof à la 28e. De Vos a encore l’occasion de tirer au but juste avant la pause.

La reprise verra les joueuses coachées par Giles Bonnet effectuer un gros pressing qui leur permettra d’obtenir quatre pc (38e, 48e, 50e, 53e), tous mal négociés. D’autres tirs aboutiront soit sur Khouzam, soit à côté du but belge. Le dernier quart d’heure sera tourmenté pour la défense belge qui résiste malgré tout. A trois minutes du terme, les Belges obtiennent leur second pc et Anouk Raes le convertit en puissance. Une victoire flattée, mais méritée, contre une équipe du top 12 mondial, cela ne se boude pas !

Pascal Kina avait d’ailleurs le sourire : "La combativité devient un automatisme chez mes joueuses et ça, c’est un beau progrès. On a marqué trois buts à une équipe du top mondial, ça fait longtemps que ce n’est plus arrivé ! Certes, notre dernier quart d’heure fut difficile; on a souffert et c’est quelque chose que nous devrons travailler. Les absences de deux pions majeurs comme Van Regemortel et Nelen s’est fait sentir."