Ça y est, ils l'ont fait! Le Racing a conquis mardi soir en match en retard de la 16e journée ses premiers points face à un bien pâle Wellington. Les Rats n'imiteront donc pas l'exemple malheureux du Daring, qui ne prit aucun point lors de la saison 2003-2004.

«Cette première s'est effectivement longuement fait attendre», sourit Luc Melotte, le coach, heureux, de l'avenue des Chênes. «Nous sentions que nous progressions de semaine en semaine. On tentait notre chance lors de chaque rencontre, et on savait depuis le match aller, où on aurait pu revenir à égalité dans les dernières minutes, que le Wellington était à notre portée. Cette victoire fait évidemment plaisir, également pour les personnes qui ne cessaient pas de nous encourager, même après les raclées que nous avons prises. Ils nous disaient de continuer de cette manière, que ça allait finir par payer, ce qui est arrivé mardi...» Après cette victoire, le Racing n'est plus qu'à 5 points de l'avant-dernier, le Pingouin. C'est justement le prochain déplacement qui attend les troupes de Luc Melotte, ce dimanche. Le maintien est donc encore envisageable, même si la suite du calendrier (Uccle, Antwerp, Orée, Louvain, Beerschot) ne semble pas favorable aux Rats.

«Tant que mathématiquement le maintien est encore possible, on jouera pour l'obtenir, explique notre interlocuteur. De toute manière, même si nous ne pouvions plus nous sauver, nous jouerions à fond. Je pense que ce qui a été préjudiciable au Racing cette année, c'est son manque d'expérience. Même si des garçons comme Deleuze, Peeters ou Collin en ont, et que Jérôme Truyens évolue maintenant en équipe nationale A, notre équipe n'a pas une grande expérience.»

«On va se battre»

Le Racing tire pourtant parti de ses faiblesses et comble son manque de planches par un engagement et une hargne de tous les instants.

«Cette victoire face au Wellington ne pouvait pas tomber mieux, conclut Luc Melotte. C'est parfait pour motiver les troupes avant de rencontrer le Pingouin. Tous les matches sont clés maintenant. Chaque rencontre s'apparente, c'est vrai, à un match de coupe. On va se battre pour chaque point. On en a pris trois contre le Wellington, et c'est plus motivant de rencontrer le Pingouin en sachant qu'on a trois points de moins à rattraper...»

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