Les Red Lions démarrent les demi-finales de World League dimanche contre l’Égypte.

Les Red Lions ont atterri le week-end passé en terres africaines. Cette demi-finale de World League à Johannesburg constitue le premier tournoi officiel depuis leur médaille d’argent aux Jeux Olympiques de Rio.

Parmi les 13 Olympiens encore présents, Simon Gougnard est toujours fidèle au poste. Le median du Racing, qui a signé un contrat au Watducks pour la saison prochaine, a hâte que le premier match démarre. "Nous avons eu le temps de nous préparer pour ce tournoi, souffle-t-il. Notre carton en match amical face au Japon (10-1) en dit long sur notre motivation. Tout le groupe se sent bien. Nico De Kerpel avait pris un coup de jambon au mollet, mais il reprend les entraînements dès samedi."

La faim est grande. Elle est d’autant plus grande que les Lions ont plus été des joueurs de club cette saison que des Reds. "Nous étions moins impliqués en équipe nationale en cette année post-olympique, souffle le median. Nous sortons de douze mois plus creux. J’en ai profité pour terminer ma première Master en finance à Louvain-la-Neuve. Il me restera les stages et le mémoire pour l’an prochain."

Les retrouvailles à l’aéroport il y a une semaine furent particulièrement chaleureuses. Entre les récits de l’été dernier, ceux du championnat ou encore de l’EHL, les sujets ne manquaient évidemment pas. "En Belgique, nous n’avons pas été souvent au complet à cause des playoffs et de l’EHL. Nous avons néanmoins sorti quelques bons matches de préparation face à la Nouvelle-Zélande. Le groupe tourne bien avec quelques jeunes qui s’intègrent très bien. Nous développons des automatismes."

Simon Gougnard se veut rassurant. Les Red Lions n’ont pas chamboulé leur système de jeu. Certes, le groupe doit apprendre à vivre sans le duo Dohmen-Truyens, mais les successeurs ont d’autres qualités. "Nous restons sur les bases des Jeux Olympiques en développant d’autres systèmes. Nous n’avons perdu que quelques joueurs. La base est là."

Malgré l’entame d’un nouveau cycle, le niveau de jeu est déjà prometteur. L’ambiance est au beau fixe. "Nous avons eu un break qui a fait beaucoup de bien à tout le monde. Nous nous sommes retrouvés avec plaisir. Nous sommes toujours ravis de nous mettre en mode tournoi. L’équipe, c’est comme une famille."

La grande famille des Red Lions a fixé ses objectifs pour ce tournoi. "Nous voulons évidemment nous qualifier pour la Coupe du Monde. Il serait impensable de ne pas nous qualifier pour la finale de World League en Inde. Ensuite, nous jouerons les Championnats d’Europe avec de grandes ambitions, celles de confirmer notre médaille aux JO. Puis, nous filerons déjà sur la Coupe du Monde en 2018. Les Jeux de Tokyo ne sont pas si loin."

Place d’abord à cette demi-finale de World League. "Nous voulons finir le plus haut possible. Notre motivation est totale. Le tournoi ici est important. Une finale à l’ Euro est plus prestigieuse."

À défaut d’une finale olympique contre l’Argentine, les Red Lions joueront dimanche à 16h un match de poule de demi-finale de World League contre l’Égypte. "Le danger serait justement de les prendre de haut. Nous ne gagnerons pas comme ça. Nous devrons développer notre jeu et ne rien lâcher quel que soit le score. Nous jouerons le coûteau entre les dents. Il n’y aura pas de quartier."