ENTRETIEN

Cédric De Greve ne disputera pas sa deuxième finale consécutive. La faute à une équipe louvaniste qui, de son propre aveu, «a bien joué le coup» en réussissant à neutraliser parfaitement les Waterlootis les plus dangereux. «Nous avons réalisé beaucoup de scores fleuves cette saison parce que l'adversaire laissait de l'espace à nos attaquants. C'est ce qu'ils n'ont pas fait», analyse-t-il.

De toute façon, cela fait des années que Louvain a la spécialité de mal faire jouer son adversaire: ce n'est pas neuf ! Que penser, dès lors, de la finale qui se disputera jeudi et dimanche?

«Ce seront à nouveau deux matches où les détails seront prépondérants», avertit le gardien de l'équipe nationale. «Le Léo est favori parce qu'il présente les meilleurs arguments: une très bonne saison, un noyau large, une tactique bien en place, des joueurs d'expérience. Et même des espoirs comme John-John Dohmen qui sera un des grands de demain. Mais si Louvain parvient à bloquer le jeu du Léo comme il l'a fait avec nous, il a sa chance. Louvain a aussi des arguments: ils arrivent en forme après des débuts de championnat difficiles, ils ont réussi à faire le jeu contre nous en 2e période, et ils n'ont pas leur pareil pour dérégler le jeu adverse. En outre, le Léo est une équipe qui joue toujours le jeu et qui laisse donc de l'espace: les attaquants louvanistes pourraient en faire leurs choux gras».

Mais si l'on en croit le Waterlooti, un élément clé pourrait être la suspension d'Antoine Denis au match aller. «Une grosse erreur de sa part, d'autant qu'il paraît que ces cartes jaunes n'étaient absolument pas nécessaires. Louvain va devoir en profiter à fond au match aller, car Denis a une importance prépondérante sur toutes les phases arrêtées. Si les Universitaires arrivent à faire la différence au match aller, ils auront fait le plus dur», prévient Cédric De Greve.

En revanche, celui-ci ne croit pas tellement à l'avantage du terrain. «Louvain va jouer les deux matches sur un terrain qu'il connaît bien, mais celui-ci est de bonne qualité et cela ne devrait gêner personne. De plus, je suis prêt à parier qu'il y aura au moins autant de supporters du Léo que de Louvain.»

Alors, un pronostic? «Si je devais parier, mon favori serait Louvain. N'oublions pas que je suis encore attaché à ce club où j'ai débuté en division I il y a 9 ans, et avec lequel j'ai remporté la Coupe en 1996. Louvain a tout à gagner dans cette finale. Si le Léo gagne, tout le monde trouvera ça normal. Ils ont déjà été champions 25 fois et Louvain jamais...»

© Les Sports 2005